Le prochain article est consacré à Mapy ! j'y tiens, même si je l'avais prévu pour plus tôt, mais il existe des contingences qui nous dépassent.
Après quelques semaines d'attente et malgré que je ne sois pas dans les meilleures dispositions pour cela, je me décide à écrire l'article promis destiné à une aficionada prénommée Isabelle.Nous
avions eu une prise de bec, moi contempteur de sa vile occupation, et elle, qu'une sainte excitation saisit à la vue d'un taureau harponné, charcuté, avant d'être occis par un bellâtre en costume
de clown, lui même applaudi par une assemblée de clowns plus ou moins avinés et de dames frustrées.Son système de défense se réduit à ceci :
_Le taureau ne souffre pas, contrairement aux chats par exemple (si, si ! Spinoza, et le prodigieux Patrick Wolff sont invoqués à l'appui de sa thèse).Je cite:" en effet, la fausseté du concept
de la souffrance animale transférée au toro de combat n'est élaborée comme il est montré qu'à partir des expériences les plus communes et les plus répétées, c'est à dire celles effectuées sur les
animaux domestiques..." d'où madame conclu qu'un taureau de combat ne souffre pas contrairement aux "peluches domestiques".Dites donc ma grande, je suis fils, petit fils, arrière petit-fils de
paysans : mon père avait sauvé deux taureaux de l'abattoir lors de l'achat d'une propriété, qui n'avaient rien à envier question gabarit aux victimes des arènes, j'en ai vu un se faire piquer par
un taon ou un frelon et je l'ai vu sauter de douleur, alors votre fable des piques et banderilles indolores, vous vous en ferez un éventail pour vos après-midi glauques.Et prière de ne pas me
parler d' endorphines (je suis étonné que vous ne les ayiez pas citées à l'appui de votre thèse) ni de Livingstone (si vous êtes sage, le "brave idiot" vous expliquera le pourquoi du
Livingstone).).
Madame appelle une nouvelle fois gourou Wolff à l'aide (ils n'ont que lui à se mettre sous la dent, les pauvres, quoique j'aie bien peur que Michel Serres ne fasse partie lui aussi de cette
côterie infâme).Donc gourou Wolff invoque Spinoza (Ethique II, proposition 40, scolie I) selon laquelle pour simplifier, on ne peut évaluer les sensations d'un être qu'en fonction de ce qu'il
est, sinon danger imminent d'anthropomorphisme : ma bonne dame, quand je donne à manger à des chats abandonnés et qu'ils m'attendent, croyez-vous que je n'ai pas la moindre idée des sensations
qui sont les leurs ? Vous invoquiez Spinoza, en tant qu'optimiste (je parle d'empirisme de la douleur ici) vous auriez pu vous rattacher à Leibniz et à sa théorie reliée au problème de la
valeur du monde et du problème du mal.
Ma chère Isabelle, vous a-t-on dit qu'un développement excessif de vos tendances sensibles avait de fâcheuses répercussion sur votre raison ? Elle est étouffée, asservie, elle crie grâce ! vous
fondez vos arguments sur de la Métaphysique.
Pourquoi tue-t-on les taureaux ? Là encore, gourou Wolff a réponse à tout, mais il s' emmêle les pinceaux dans une logorrhée macédonienne selon laquelle il s'agirait de la fossilisation d'un
rite, sacrifice religieux à l'origine et détourné en spectacle : vous voulez que je vous dise, il n' y a pas que le rite qui soit fossilisé ! certaines cervelles aussi ! et là mes enfants, je ne
résiste pas à l'envie de vous livrer ce chef d'oeuvre d'escroquerie intellectuelle, tout en circonvolutions du à un certain Bruno Modica:
" Oui , la corrida est un affrontement, un combat, entre 500kgs de force brute naturelle (pour moi, la brute, c'est plutôt le guignol écaillé) et un homme (?), représentant lui le savoir(?), la ruse (?) et qui va en livrant sa vie aux cornes
(38000 taureaux tués pour un torero envoyé là d'où il n'aurait jamais du émerger), inscrire dans l'espace une
esthétique.Pourquoi ces risques alors, pourquoi donner si peu de prix à sa vie ? (après l'afeitage qui consiste en l'épointage des cornes, ce qui fait perdre
ses repères au taureau, après le "travail" des picadores qui charcutent l'échine de l'animal, qui lui coupent certain tendon, après la pose des banderilles, effectivement la plupart des toreros
"défuntent" du fait de cirrhose ou dans leur lit).C'est que la Mort, la fin de vie est partie intégrante du vivant (c'est
pas vrai Bubu, t'as trouvé ça tout seul ? )...", le reste est à l'avenant en terme de vacuité.
Enfin, madame Isabelle me mit sous le nez une citation (très bien écrite)du sieur de Montherlant (belle plume, c'est un bon écrivain je le reconnais) glorifiant la corrida, avec un air de dire :"
si Montherlant l'a dit, c'est que c'est bien".Ma pauvre enfant, si je vous suivais dans votre logique qui doit faire se retourner Bertrand Russell et Gottlob Frege réunis, alors je devrais
encenser la pédophilie, vu que votre Montherlant aimait les jeunes enfants.
Vous illustrez à merveille une pensée de Nietszche selon qui, personne ne parle plus passionnément de son droit, que celui qui au fond de son âme doute de celui-ci.J'ai rarement rencontré une
personne avec un champ de sensibilité aussi rétréci que le votre.Au moins, la matière et la forme (au sens kantien) sont aisément décelables quand vous vous rendez à la féria, ce qui me rappelle
que vous n'avez toujours pas répondu à la question posée par Onfray : que signifie jouir du spectacle de la mort ?
Remarques : cessez de porter des conclusions définitives avant toute "prémisse", dites à votre porte-coton, Falk,pas Roberta, non, mais gross Bertha que c'est un guignol (je le lui avais
dit mais vous avez "sucré" mon com) et enfin, votre façon d'égrener votre chapelet tauromachique par devant, me fait penser à la façon dont ma chèvre égrène le sien par derrière.
Mes hommages madame ! (je rappelle que c'est vous et Falk s'il existe qui m'avez insulté en premiers).

" Les vikings " de Régis Boyer
" Histoire des codes secrets " de Simon Singh
" Le cantique des quantiques " de Sven Ortoli et Jean Pierre Pharabod.
_Ces trois ouvrages sont des miracles d'intelligence et de savoir-faire.
Le premier est une étude déjà fouillée, relative à la civilisation des hommes du Nord.Son auteur est une sommité mondiale en la matière.Sa culture est encyclopédique ( il intervient comme
consultant auprès de "Universalis" ).Il a traduit près d'une vingtaine de sagas anciennes sans parler des textes plus ou moins contemporains.Les notes dont il parsème les textes qu'il commente,
sont confondantes par leur côté savant.A la lecture de ses ouvrages, les vikings apparaissent autant comme commerçants que comme guerriers.Voici un exemple fascinant de supplice viking, dit
de " l'aigle de sang " et tiré de son livre : un aigle est dessiné sur le dos de la victime dont la chair est dénudée jusqu'aux côtes.Ensuite, le coeur et les poumons sont sortis et tendus vers
le ciel.
Autre anecdote, tirée d'un autre ouvrage : après un premier échec devant une forteresse italienne très bien défendue, les vikings ont recours à la ruse.Ils persuadent l'évêque que leur chef est
moribond et qu'il désire être baptisé avant de mourir.Des hommes d'église se rendent au camp des danois où ils trouvent un chef viking visiblement très mal en point.Ils lui administrent tous les
sacrements puis s'en retournent.Quelques jours plus tard, un messager viking vient leur annoncer la mort du roi et préciser que son voeu ultime était d'être inhumé dans la cathédrale au milieu de
ses soldats, avec une messe pour le repos de son âme.Ceci est accordé aux danois à condition qu'ils viennent sans armes.Le jour venu, les guerriers suivent le cercueil de leur roi et l'évêque
lui-même tient à célébrer la messe.
Tout à coup, au beau milieu de l'office, le "mort" se relève de son cercueil en brandissant une épée et se précipite sur l'évêque et ses aides pour les tuer.Les épées cachées dans le cercueil
volent de main en main et la ville est bientôt pillée, brûlée et ses habitants massacrés.
_Je voulais parler des trois ouvrages dans un seul article, mais je viens de me rendre compte que ce serait trop long.Le prochain traitera des deux autres livres.
Je n'ai jamais parlé de ce "problème" sur ce blog et pourtant je m'y suis intéressé depuis l'âge de 10 ans.Je possède le premier livre publié en France sur la question,j'ai l'édition originale
d'un classique, dédicacée par le meilleur spécialiste mondial, décédé depuis, j'ai lu des dizaines et des dizaines de livres et de revues consacrés à ce "phénomène", j'ai discuté avec le
responsable d'une station radar entre autres...Bref, je veux parler du mystère des Phénomènes Aériens Non Identifiés, improprement appelés OVNIS et dont les livres qui lui sont consacrés sont
rangés abusivement, selon moi, au milieu des rayons astrologie, numérologie, voyance...
Mon opinion ? Exit les mensonges, hallucinations, canulars, méprises de bonne foi...il reste toujours ce minimum incompressible de cas qui résistent à toute explication "rationnelle".Je pourrais
en parler des journées entières (dans les arbres...
).P.S : je ne bois pas et je ne fume rien d'illégal non plus.
http://www.ufologie.net/htm/bentwaters56f.htm
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