Jeudi 19 mars 2009
J'ai déjà parlé du monde de Hergé, de ses personnages improbables, de cet univers masculin où le seul élément féminin, la Castafiore, a pour vertu de resserrer contre elle, les liens du groupe mâle.Les héros de Hergé ont ou semblent avoir fait voeu de célibat.Quelle femme voudrait du capitaine Haddock, ce misanthrope atrabilaire, infréquentable ? quant au professeur Tournesol et aux Dupond, ils sont l'incarnation du chaos.Seuls Tintin et Milou amènent un élément modérateur, un soupçon de rationalité dans cet univers.Hergé trace une barrière absolue entre le Bien et le Mal.Celui-ci présente au lecteur une face hiératique.Pas de place pour l'impressionnisme.Les méchants restent méchants.Ils ne s'amendent pas.Le catholique Hergé ressent des palpitations protestantes.Il fait sien le poinçon de la prédestination calviniste.Un personnage parvient à s'extraire du cocon du Mal, le traître Wolff du "On a marché sur la Lune".Pour se purifier de sa trahison, pour éviter l'asphyxie des héros, il se sacrifie et se jette dans l'espace interstellaire.Chez Hergé, la mort est le prix à payer pour l'amendement.Nulle récurrence à attendre de ce type de personnage.
En outre, les méchants, n'ont ni le teint, ni le profil aryens.Rastapopoulos, Bohlwinckel (Blumenstein, dans l'édition d'avant la fin de la guerre) , ressemblent aux caricatures antisémites des années 30-40." Tintin au congo "est un album teinté de colonialisme où les noirs s'expriment avec moins d'élégance que les animaux." Tintin en Amérique " est une charge contre les USA et leur modèle économique, on y voit même de la compassion envers les indiens et au moment que l'on se dit que l'auteur pouvait être pris en flagrant délit d'humanité, patatras ! les images suivantes montrent le reporter réagissant à ce qu'il croit être les cris d'un animal en détresse et se trouvant nez à nez avec un beau bébé noir en train de pleurer.Indécrottable.
Deux précisions pour finir : dans je ne sais quel album, la Castafiore est sur scène en train de chanter et derrière elle, il y a un tableau maçonnique.Il faut être attentif chez Hergé.Enfin, contrairement à ses héros, l'auteur a paru s'amender vers la fin de sa vie.
P.S : je ne suis pas expert en "tintinophilie".
Par Derik - Communauté : Les amis d'agathe
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Lundi 16 mars 2009
Entendu la semaine dernière sur les ondes :
-En zappant sur une station, j'apprends que la consigne donnée (jadis, sans précision de date) aux ouvriers fondeurs, qui voyaient un de leurs collègues tomber dans un réservoir de métal fondu, était de l'enfoncer et de ne surtout pas chercher à le retirer.
-Sur France Culture, un intellectuel rappelait qu'un sociologue lui avait fait remarquer que parmi les personnes les populaires en France il y a 25 ans, figuraient aux premières places : Haroun Tazieff(volcanologue), Cousteau, Hubert Reeves (astrophysicien) et Théodore Monod (spécialiste du désert).On a le Feu, l'Eau, l'Air et la Terre, autrement dit les 4 éléments.
Par Derik
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Samedi 14 mars 2009





Chris et Véro s'approchent de moi et me demandent si le père verrait une objection à ce qu'elles produisent des témoins de moralité.Je réponds que ce doit être possible a priori.Véro propose que la sage Geneviève prenne sa défense : oh ! la fûtée ! la chipie ! elle ne perd pas le nord ! elle met la raison de son côté.
-" Pour moi ce sera gourou Dingo ou rien ! déclare sentencieusement l'éleveuse de bouledogues.
-faut-il que je te le dise en javanais, que l'irruption de ce mecréant préhistorique, engendrera à coup sûr la destruction de cette église ? tu crois que Tuisane le permettra ! tu oublies qu'il avait mordu jusqu'au sang le gras d'une fesse intégriste et néanmoins ecclésiastique.
-m'en fous, na ! et puis il viendra déguisé, il n' y a aucun risque et puis moi je vais arrêter de respirer si gourou Dingo ne vient pas m'assister.
Devant l'éventualité de ce sinistre tableau, je préfère la rassurer :
-"bon d'accord ! mais bien déguisé hein ! pas comme Don Diego !
-et toi Rob ! tu as prévu quelqu'un ?
-oui deux témoins : Jules Verne et Léon Bloy.
-??????????????????????????????????
-je veux être béatifié de mon vivant.Je ne veux pas lâcher l'harproie pour l'ombre.
-mais ils sont morts !
-ils peuvent bien ressusciter pour un être supérieur ".
Ouh ! je sens que ça mal finir tout ça d'autant que le rouleau de pâtisserie que Véro croyait avoir dissimulé, dépasse de son sac et comme son utilité pour la confession m'échappe...
Toc ! toc ! toc ! sans attendre la permission, un individu patibulaire, le visage totalement recouvert d'un keffieh palestinien, pénètre dans l'église.
-"Grand Gourou ! s'écrie l'agenaise !
Mais c'est vrai ! ce regard méchant, cette allure de bandit des grands chemins, cette démarche libidineuse, ces poches lourdement lestées du fruit de ses rapines, c'est tout lui, c'est Dingo ! je ne peux m'empêcher d'admirer le Fregoli .
-"Samaleikoum ! dit-il avec un accent parisien à couper au couteau.
Justement le père, averti par mes soins est descendu au moment où Geneviève fait son entrée :
-Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, bonjour !
Un vague grognement répond à ses salutations.
-bande de mal élevés, on répond quand quelqu'un vous dit bonjour, gronde cette dame énergique.Je constate que seules les dames possèdent de l'éducation en ce lieu.Aquiescement des dites femmes.
-Les témoins de moralité, veuillez plaider la cause de vos ami(e)s ! rugit le père.
-on dit SVP monsieur l'abbé, lui répond Geneviève avec douceur.Quant à moi, je m'élève contre les calomnies que votre satané, oui, satané, sacristain déverse sur Véronique, adorable personne qui a le coeur sur la main, qui rend service, possède un talent artistique certain...
-et vous oubliez de dire qu'elle sait grimper sur les cocotiers Geneviève !
-je ne vois pas où est le mal ? demande l'abbé.
-moi non plus si ce n'est qu'elle le fait en tenue d'Eve, mon père.
-je suis comme saint Thomas, je ne crois que ce que je vois dit-il avec une lueur lubrique au fond des yeux.
-tu peux te brosser l'abbé répond la chipie.
Tout à coup, le faux palestinien, brandit une fausse grenade à manche, modèle allemand 14-18 et s'écrie :
-ça sent le curaillon ici ! viens ici l'abbé, je vais te trousser la soutane.Le père Tuisane qui croit avoir affaire avec un kamikaze, s'attend à un cri du genre " Allah akbar " quand, avec la sauvagerie d'un être venu du fond des âges retentissent les cris de "ni Dieu ni maître", "à bas la calotte".Chris qui voit ses chances d'absolution s'évanouir prend le parti de tourner de l'oeil mais retrouve ses esprits aussitôt, tellement gourou Dingo, aérien dans son allure, homérique dans sa colère, lui tire des soupirs d'admiration ; même le filet de bave qui dégouligne de ses lèvres lui paraît poétique.Le père, soucieux de ne pas connaître, même à titre artificiel, le sort du magistrat du "gare au gorille " de Brassens a des ailes dans le dos.Robert qui rêve de dames perchées sur des arbres, s'est installé sur l'autel et déclame " O follement que je m'offrais cette infertile jouissance : voir le long pur d'un dos si frais frémir la désobéissance ! ... déjà délivrant son essence de sagesse et d'illusions tout l'arbre de la connaissance échevelé de visions, agitait son grand corps qui plonge au soleil, et suce le songe...".Véro qui prend tout au premier degré vient derrière lui et l'assomme d'un coup de rouleau à pâtisserie.Pendant ce temps Geneviève, chagrinée de tout ce remue ménage, mais solidaire de la chipie, a ramassé un bâton et chante " je suis le poinçonneur des lilas ".Les museaux aplatis de Chris, je veux dire ses bouledogues, font leur entrée eux aussi, ça bave, aboie, mord les fesses du père (Dingo étant parvenu à lui retrousser la soutane).Soudain un cri de stupeur retentit :" oh ! ". Véro a quitté son manteau pour me poursuivre aux quatre coins de l 'église, le rouleau à pâtisserie menaçant.Chris lui prête secours et me fait un plaquage, tel qu'on les enseigne dans les écoles de rugby.Alors que le père se trouve en fort mauvaise posture, le tumulte attire tout un monde qu'on n'attendait pas.Voici Mapy qui propose ingénument de l'huile d'argan pour la grenade à manche de Dingo, "pas question, faut qu' y souffre" fulmine celui-ci.
-qui veut de la tisane au datura ? ou de la soupe ? ou du persil ? voici Bernie et sa soeur Chris, les Brinvilliers du XXème.Et elles gloussent et elles gloussent.Hervé est là lui aussi, face à "la chasse", Xavier, Julien, Loloccitan,Jojo l'affreux commando parachutiste.Alors là, j'attendais ça depuis longtemps.Le combat est sauvage.Mapy distribue des bonbons à l'huile d'argan à ses valeureux partenaires.Je profite de ce que Jojo ait les yeux révulsés devant le corps parfait de la chipie, pour l'assommer.Dingo crie " je l'ai eu, je l'ai eu  ! ".Chrisb. réconforte Robert qui ne sait plus ce qu'il dit et délire "Agen kaputt , Agen en pro D2 " ce qui lui vaut une cravate de la protégée de Dingo.Geneviève lève les bras aux ciel en s'écriant " quelle époque ! quelle époque ! ".Suricate passe un oeil par la porte et dit : " tout est la faute de la religion , voui " et retourne sagement dans son terrier.Chris, l'empoisonneuse, flanquée de la Bernache, applaudit aux exploits féminins.Tout à coup, faute de combattants, un silence de cathédrale s'abat sur l'église (purée ! ).Les corps fumants de Jojo, Xavier, Julien,...jonchent le sol.Hervé vient de ranger son keikogi de jiu-jitsu et reprend son souffle.Dingo se savonne consciencieusement les mains.Robert échange malgré tout son maillot avec Chris dont les bouledogues lapent goulûment le sang répandu.Je regarde Véro, mon appareil photo en main : clic clac ! le petit oiseau est sorti, tu peux te rhabiller.
Clap ! clap ! clap ! Geneviève vient de claquer des mains :
-" mes enfants ! tout cet exercice a du vous creuser l'appétit, je vais vous faire goûter de la vaude que j'ai préparée spécialement pour vous". Tout le monde applaudit.Le père n'aura pas besoin de RTT .Le médecin appelé par mes soins lui a prescrit trois mois d'arrêt de travail.Pour qu'il soit remboursé, il a fait passer cela pour une crise aigüe d'hémorroïdes géants. La rumeur prétend qu'il n'y aura plus de confession, l'église manquant de vocations.
P.S : je vous apprécie toutes et tous qui m'enchantez par vos commentaires.Je peux vous dire même que je vous aime bien.Alors Rob, Véro, Chris, je ne vous ai pas trop maltraités mes crapules ! ! !
Par Derik
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Vendredi 13 mars 2009
-"Le Morse, tu commences à m'ennuyer avec tes candidats à la confession.Tu étais au courant pourtant, que j'avais posé des R.T.T.
-Il s'agit de trois brebis égarées mon père.
-si elles sont aussi égarées que les précédentes, ça promet !  entre TON Hervé qui découvre une nouvelle particule, TON Dingo qui se bat dans mon église et met le quartier à feu et à sang, TA Bernache et TA Chris qui ont tenté de m'assassiner(heureusement qu'elles ne savent pas cuisiner le datura, sinon j'étais empoisonné), et TA  Mapy qui a exigé de se confesser massée à l'huile d'argan, il y a de quoi devenir athée.
-Robert, Chrisb. et Véro, ne vous causeront aucun trouble, j'en réponds.D'ailleurs les voilà ! ".
"Majestueux, dodu, Bob émergea de l'escalier, porteur d'un bol de mousse à raser sur lequel reposaient miroir et rasoir en croix.Elevant haut le bol il entonna : introibo ad altare Dei !
-Oh ! monsieur ! de grâce ! lui dit le père Tuisane, il s'agit d'une simple confession.
J'oublie de dire que le dit Robert est habillé de bleu et de blanc, comme Chris, tandis que Véro porte un superbe manteau rouge.
-"Quel est votre grade dans la hiérarchie ecclésiastique ? demande Bob d'un air soupçonneux.
- je suis le plus humble des fantassins de notre mère l'église et ça n'a aucune sorte d'importance mon fils.
-Je vous préviens que vous allez confesser un écrivain, c'est un immense honneur qui vous échoit.
-c'est ton copain ? grimace le père Tuisane d'un air désolé.
-disons qu'il s'est imposé, mon père, lui soufflé-je à l'oreille.
-et toi, présente-toi fait-il à Chris (j'ai prévenu celle-ci de ne jamais prononcer le nom de son gourou, sous peine d'apoplexie du brave homme à qui le confesseur intégriste a raconté les frasques hooliganesques de Dingo et sa tumultueuse bagarre avec le prêtre et le brave Ségeat).
-je m'appelle Chris, et je n'ai aucun lien de parenté avec celle qui a tenté de vous empoisonner précise-t-elle prudemment.
-et voici Véronique mon père, une personne admirable, vraiment.
-ainsi donc, c'est elle la chipie !
Je rougis de confusion devant la divulgation de ce secret, tandis que ladite Véro me fusille du regard.
Le père tape des mains comme à l'école et s'écrit : " confession à trois mains ! mes RTT n'attendront pas".Alors, magnifique, Robert s'avance et déclame :" mea minima culpa, mes fautes ne sont que les sinuosités de quelque ruisselet gazouilleur qui coule en babillant, encor' que luttant contre les obstacles lithoïdes, jusqu'aux eaux bouillonnantes du bleu royaume de Neptune, emmi les rives mousseuses, rafraîchi par le plus suave des zéphyrs, dessous les glorieux rayons du soleil ou dans les ombres que le feuillage surplombant des géants de la forêt jette sur son sein pensif." Un silence effaré tombe sur nos épaules tandis que Chris, par solidarité agenaise, applaudit à tout rompre cette tirade.
-"je m'auto confesse ! clame son autosuffisance, le menton Dallaglionien et la bouche pincée, ce sera tout, vous pouvez disposer, curé.
-On verra, on verra ! et toi Chris, qu'as-tu à te reprocher ?
-je me suis déjà confessée père.
-devant qui ?
-devant gourou Dingo voyons !
-elle veut dire le père lingot, m'écriais-je en prévision d'un désastre imminent.
-mon père, j'ai faussement accusé votre sacristain d'avoir pondu un oeuf, j'ai désiré être adoptée par lui même et ce diable de D...(hep ! hep ! hep ! fis-je en lui fermant la bouche),je lui ai proposé un massage à l'huile essentielle, j'ai fumé un cigare de la Havane, je trouble le voisinage avec les aboiements de ma tribu de bouledogues,je balance des oeufs Fabergé sur tout ce qui bouge et entre une messe et un match de rugby, je choisis l'ovale au lieu de l'eau bénite(pardon)...
-et bien ! ce n'est pas fini ! je sens que Robert et toi vous en avez des choses sur la conscience. Et toi tendre dame en rouge, tu es là qui ne dis mot.
-c'est que mon père, on me fait une réputation tout à fait injustifiée de peste, de garnement  et je crois que votre sacristain n'y est pas étranger.
-tu n'as vraiment rien à te reprocher ?
-quelques vétilles : deux ou trois cas de cannibalisme, un comportement de mante religieuse à l'occasion, quelques coups de rouleau à pâtisserie, toujours donnés à bon escient, et le refus opposé à votre sacristain de lui montrer des photos dont je suis le modèle.
-on m'a dit aussi que tu harcelais ce pauvre bougre d'écrivain , que tu lui donnais des surnoms volontairement ridicules, que tu avais même crée la recette du Robsli ou Morbert, donnée en pâture aux lecteurs de ton blog.
-il s'agissait d'une réaction à une agression caractérisée de la part de Bob, mon père.
Celui-ci se tourne vers moi et menaçant, me déclare : "saligaud ! mes RTT vont y passer, je sens que ça va traîner en longueur cette histoire là ! tu me le paieras".
Demain, après une nuit de repos bien méritée, le père reprendra la confession.
Par Derik
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Mardi 10 mars 2009
Michael recherche un ami et invite les lectrices et lecteurs de ce blog à en visionner la video : je donne le lien de son blog : http://michaelconan.over-blog.com/
Amicalement Michael !
Par Derik
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Dimanche 8 mars 2009
La diseuse de bonne aventure saisit ma main dont elle balaya la paume de son large pouce à la manière dont elle aurait ouvert un Opinel :
-" Vous allez faire un long voyage ! la ligne que vous voyez est celle du partage des eaux.Elle s'interrompt à mi-parcours.N'ayez crainte, ce n'est pas un signe de mort ! vous allez renaître ! mais des dangers vous guettent ! je vois notamment la rencontre d' une femme ou du moins elle en possède l'apparence ! méfiez-vous ! ! ! ".
J'arrêtai là ces élucubrations et donnai son obole à la vieille dame...Trois ans plus tard...je croisais parmi les îles Caraïbes en pleine tempête tropicale... La goëlette "la Véronique" prenait trop de gîte à mon goût et malgré que le capitaine eût demandé l'affalement des ris, la violence du typhon faisait craquer le mât principal.
-" Nous avons perdu le safran capitaine !  cria Kervendal le mousse.
-Mon Dieu ! nous sommes perdus ! " répondit Van de Kerkhove.
A ce moment, une vague plus forte ou plus traîtresse envoya "la Véronique" faire corps avec l'océan, la quille dirigée vers l'horizon.
Le flux et le reflux de la mer me tirèrent de mon inconscience : allongé sur le sable blanc, j'avais échoué sur une île.Des cocotiers partout ! Nulle trace de vaisseau ! J' étais naufragé involontaire ! quoique je fusse nu, la tempête ayant béni à sa manière mon éveil maritime, j'avais abominablement chaud.Dans la situation malheureuse qui était la mienne, une cascade d'eau douce me rassura : au moins je ne mourrai pas de soif.
Les premières heures de mon séjour furent consacrées à la recherche de fruits, que je disputais parfois à des singes : l'un d'eux, dans un geste de solidarité simiesque, m'assomma à l'aide d'une noix de coco (abruti de Descartes ! ).La première nuit fut pleine des bruits inquiétants  de la forêt.Le lendemain, alors que je partais à la découverte de MON île, je vis avec terreur des traces de pas ,nettes, humaines sans aucun doute : des traces de chaussures ! il y avait un rescapé sur l'île ! .Dissimulé par une anfractuosité je vis un être vêtu d' un manteau rouge en train de ronger un os avec des grognements de satisfaction.Ses cheveux longs et la courbure de ses hanches, tout en elle indiquait le sexe faible."Aujourd'hui 8 mars, je prends possession de l'île et de la femelle".Sitôt dit, sitôt fait,Je plaquai celle-ci sur le sol ce qui lui fit pousser un cri strident.Zut j'avais oublié mon état de nudité ! un nénuphar géant fit l'affaire.
-" Comment t'appelles-tu lui demandai-je ?
-Véronique !
-Bien ! à partir d'aujourd'hui tu cueilleras le fruit de l'arbre à pain, iras chercher les noix de coco, laveras mes nénuphars, m'éventeras avec les fleurs de palmier...allez repos ! ".
Vous n'êtes pas sans ignorer que "dans l'hébétude des siestes paludéennes..." les moustiques se reposent eux aussi : ben je fis de même.Cependant, le spectacle de ma colocataire, que j'avais convaincue de quitter des habits,rendus inutiles sous ces latitudes, grimpant le long des cocotiers, émoustilla mes sens tendus à l'extrême.
-"Non ! tu ne peux faire ça mon gars ! elle est à peine humaine ! que diraient tes ancêtres s'ils te voyaient ?
-Oui, mais, répondit une autre voix, ces courbes, ces pleins, ces déliés, ces creux, ce parfum capiteux, viennent du fond des âges, elle est descendue de l'arbre un peu plus tard, un peu plus lentement que toi, mais qu'importe le flacon....
-Et zut criais-je ! après tout y a pas de missionnaire pour me casser les pieds sur cette île et me donner des leçons de rigueur.
-Tu as tort ! gronda une voix derrière moi.Je suis le père Dingo et j'ai survécu moi aussi.Ceci, ça, cette chose sur laquelle tu jetais un regard concupiscent est une créature de Dieu, honte à toi ! viens mon enfant que je te protège de ce mécréant.
-Oh mon père ! que je suis aise de trouver quelqu'un de confiance mignauda la femme australopithèque.
-Approche-toi mon enfant.
-Plus près de vous mon père ! " .
Cet orang dégoûtant la serra contre lui et ils disparurent de ma vue.Attristé, je me dirigeai vers l'endroit de notre première rencontre.Les reliefs du repas de la créature jonchaient le sol."Pauvres animaux ! " pensais-je en contemplant les "os épars sur le sable solitaire et vierge", "pauvres singes ! ".Soudain la lumière du soleil fit briller un objet métallique ! un bracelet autour d'un os rongé : je lis " Pretorius Van de Kerkhove".Sur un autre bijou était inscrit "Loïc Kervendal".Véronique avait succombé au vice anthropophagique ! il fallait prévenir le père Dingo le plus vite possible malgré que ce personnage ne valût pas un kopeck.Je courus comme un fou juste à temps pour apercevoir celui-ci trépasser dans le spasme ultime de l'épectase.Ces deux mantes avaient accompli l'rréparable.Pauvre Dingo ! sa boulimie génésique venait de lui jouer un tour fatal.
Quant à moi je renonçai aux amours ancillaires et demandai l'asile à la communauté des singes en guettant chaque cargo à venir.
http://www.kikifromparis.com/

Le blog de Dingo

Par Derik
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Mardi 3 mars 2009
"L'île des morts" de Arnold Böcklin (il en existe cinq versions) me fascine absolument.Il a donné le nom à un roman de S.F de Roger Zelazny.La revue "Galaxie" en avait fait une critique élogieuse et je m'étais promis de le lire : promesse non tenue, même si je l'ai en ma possession.
Revenons au tableau.Le mort est enveloppé d'un linceul tandis qu'une forme fantomatique, vêtue de blanc, se tient debout, la tête légèrement penchée en avant, et qu'un nautonier, dont le caractère prosaïque tranche avec l'atmosphère du tableau, tel un gondolier vénitien (il paraît qu'une île située non loin servit d'exemple), fait office de rameur.Est-ce la mort ou bien est-ce Charon (Caron), le vieillard chargé moyennant paiement, de faire traverser le fleuve Acheron aux âmes des défunts ? Je pense qu'il s'agit de la Mort car la barque de Charon donne l'impression de chavirer, chargée qu'elle est des âmes et des péchés qui leur sont attachés.Les morts sont morts et la Mort plane cependant sur cet esquif.Chez Böcklin, l'eau ne dort pas, elle n'est pas morte, elle est faite d'écume (la boisson des fées d'Irlande selon W.Y Evans-Wentz) et le trajet vers l'île semble une ascension orgueilleuse vers un monument funéraire et non vers un séjour infernal.L'île aux cyprès semble écraser la faible embarcation de sa masse sombre mais le défunt au-delà et par delà la mort, parvenu à l'ultime fin du voyage, sera débarrassé de son insignifiance.L'eau, élément maternel et funéraire, dans toute son ambivalence, conduit le défunt, en dehors du sein de l'onde, vers la dernière demeure, celle où l'absent est absent sans l'être .
Petit appendice : hier, j'ai passé deux heures à visiter les allées du cimetière Saint Cyprien.J'y ai vu la tombe de la famille Gaïa, la sépulture d'un bébé avec un nounours gravé sur la stèle et celle d'un adolescent où un ballon de rugby doré était accroché : j'ai pensé à certains blogs (Taomugaïa, le mien et celui de Chrisboubou).Certaines photos de bébés décédés en bas âge sont très émouvantes.
Je passerai demain sur les blogs étant rentré tard ce soir.

Par Derik - Communauté : Les amis d'agathe
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Samedi 28 février 2009
Ceci n'est pas un échange de bons procédés.Ce n'est pas une réponse amicale du berger à la bergère.Cela faisait un moment que je voulais dire tout le bien que je pense de mon amie Catherine.Tant pis si mon hommage croise celui qu'elle vient de me rendre, ce n'est qu'une facétie de l'ange du Hasard.
Le blog de Catherine est, après celui de Mapy, le second  que j'ai découvert.Sans la connaître le moins du monde, après avoir lu quelques articles, après avoir constaté l'amour vrai et magnifié qu'elle portait aux animaux, je n'ai pu me retenir de lui écrire un commentaire en lui disant :" je vous aime ! ".Elle a du me prendre pour un brave gars quoiqu'un peu exalté.Quand j'y repense, je me dis qu'il me faudrait museler mon enthousiasme.Trop tard ! tant pis ! tant mieux !parce que j'ai fait la connaissance d'une personne adorable par son dévouement, son amour vrai pour le peuple animal, particulièrement pour les galgos, ces lévriers espagnols victimes de sévices inouïs de l'autre côté des Pyrénées.Attention cependant ! Catherine a l'indignation rude.Ne vous attendez pas à une adepte de l'indignation "gnan gnan" .Catherine je veux te dire que je suis fier de compter parmi les personnes que tu aimes et que tu estimes.Tu sais très bien ce que je pense de toi.C'est un hommage sincère à quelqu'un qui le mérite et qui restera à jamais quelqu'un auquel je tiens.Les animaux et moi même (j'en suis un), t'embrassent bien fort !link
Au fait Catherine vient du grec Kathara qui signifie pur.
POUR AIDER NOS PAUVRES GALGOS.CETTE JOLIE MEDAILLE 20€ port compris.ELLE EST EN ARGENT MASSIF.POUR LA COMMANDER ledmp@wanadoo.fr ou envoyer un chèque à lévriers en difficultés midi pyrénées 39,route de la barrière 81380 Lescure D'Albigeois.
Par Derik
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Jeudi 26 février 2009
Il a fait beau aujourd'hui à Toulouse.J'avais des imprimés à retirer, j'ai du me diriger jusqu'à Saint Cyprien, à pied bien entendu.A l'aller comme au retour je passe devant la fac de droit.Dingo, je te conseille l'endroit.Pour les esthètes comme toi, c'est du bonheur.
Chemin du retour.Traversée du pont des Minimes.Au feu rouge, à ma gauche, se trouve une créature dont je pressens que même Picasso aurait du mal à l'enlaidir.Habituellement je marche d'un pas très rapide : là, j'ai du passer du rythme des Bersaglieri à celui de la Légion, ceci pour ne pas dépasser la jeune et jolie personne.Pull très fin, bleu clair et pantalon de coton noir.Pas une once de graisse.Une démarche onduleuse pleine de grâce.Moi, l'ophtalmo m'a conseillé de faire de la gymnastique pour les yeux.Tout le long de l'avenue des Minimes j'ai suivi ses conseils.J'étais derrière cette belle jeune femme depuis 500m quand un monsieur me dépassa vivement...pour calquer lui aussi son pas sur celui de la beauté.Zut ! voilà que ce malappris me cache l'objet de mes désirs.J'ai envie de klaxonner mais je vous rappelle que je ne suis qu'un vulgaire piéton.Bonheur ! le fâcheux, l'impromptu, le cheveu sur la soupe, doit se résoudre à changer de rue.Les cheveux de la fille tombent jusqu'au bas de ses reins.Un espoir insensé commence à poindre dans mon cerveau : va-t-elle tourner à gauche et emprunter la rue que j'habite ? ya !!!  nous sommes proches voisins ! je vais la revoir ! Dingo, viens à Toulouse, elles te tendent les bras les autochtones !
Par Derik
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Lundi 23 février 2009
Jean-Claude Drouilhet est le créateur de l'association "Oklahoma-Occitanie" qui tisse des liens d'amitié entre deux peuples et particulièrement avec les amérindiens.Il y a près de 150 ans, des indiens Osages se retrouvèrent abandonnés, sans ressources, en France.Grâce à la générosité des montalbanais ils purent regagner leur pays et raconter leur odyssée et le geste des tarn et garonnais.Cette "geste" se transmit de génération en génération.Jean-Claude Drouilhet apparait après 1mn 20 dans la vidéo.Je le cafte tant pis : il m'a assuré aimer vos commentaires et trouve que vous formez une belle équipe.Je le pense aussi.Mon blog me vaut à la fois de belles rencontres et des retrouvailles émouvantes.Je vous invite à visiter celui de Jean-Claude. http://www.oklahoccitania.canalblog.com/


KOTV 6 ( 2 )
envoyé par okoc-82http://oklahoccitania.canalblog.com/archives/origine_de_l_association_oklahoma_occitnia/index.html
Par Derik - Communauté : Les amis d'agathe
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