Dimanche 22 février 2009

Le physicien Georges Gamow dont je dévorais,lycéen, les ouvrages de vulgarisation, avait un sens de la blague aussi étendu que son intelligence.Il avait écrit un jour à la plus prestigieuse des revues scientifiques, "Nature", qu'il avait fait cette constatation surprenante au cours de ses voyages et qui découlait de la "force de Coriolis"--- ( il s'agit d'une force qui fait dévier une masse en mouvement, on pense souvent à la masse d'air qui s'écoule le long de la Terre)--- :les vaches mastiquaient dans le sens des aiguilles d'une montre dans l'hémisphère nord et en sens inverse dans l'hémisphère sud.
Le deuxième canular fut partagé avec un autre grand physicien, Ralph Alpher.A un article très sérieux relatif au Big Bang et donc à la physique nucléaire, ils eurent l'idée d'associer le nom de Hans Bethe, autre scientifique reconnu, ce qui donna la signature suivante : ALPHER, BETHE, GAMOW.
Un autre savant non dépourvu d'humour fut assurément J.B.S Haldane.Ce biologiste anglais, quand il écrivait au ministre des Postes, l'appelait  "votre célérité", au ministre de la guerre il disait  "votre férocité" et il disait "votre commodité" à je ne sais plus quel  secrétaire d'état.Un jour, alors qu'on lui demandait son avis sur les commémorations du tricentenaire de la décapitation du roi Charles 1er, il eut cette réponse iconoclaste : "si le Roi eût été un géranium, les deux parties auraient survécu".

Par Derik - Communauté : Les amis d'agathe
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Jeudi 19 février 2009
De Francis Carco je n'ai rien lu, pas même son roman le plus célèbre "Jésus la caille".En revanche je sais qu'il eut une liaison avec Katherine Mansfield dont j'avais aimé le recueil de nouvelles "La garden party".
Aragon lui dédia un poème que Ferrat mit en musique.A ce soir les jeunes !
Poème d'Aragon


Dis qu'as-tu fait des jours enfuis
De ta jeunesse et de toi-même
De tes mains pleines de poèmes
Qui tremblaient au bout de ta nuit

Il avait toujours dans la tête
Le manège d'anciens tourments
De la fenêtre par moment
Parvenaient des bouffées de fête

Où sont les lumières lointaines
Voici fermés les yeux éteints
Ce chant des lilas au matin
De Montmartre à Mortefontaine

Dis qu'as-tu fait des jours enfuis
De ta jeunesse et de toi-même
De tes mains pleines de poèmes
Qui tremblaient au bout de ta nuit

Tu meurs sans avoir vu le drame
Carco qui ne sus que chanter
Te souviens-tu de cet été
De Nice où nous nous rencontrâmes

On faisait semblant d'être heureux
Le ciel ressemblait à la mer
Même l'aurore était amère
C'était en l'an quarante-deux

Dis qu'as-tu fait des jours enfuis
De ta jeunesse et de toi-même
De tes mains pleines de poèmes
Qui tremblaient au bout de ta nuit

Excuse-moi que je le dise
Dans ce Paris où tu n'es plus
Comme Guillaume l'a voulu
Qu'un nom qui se mélancolise

Que l'avenir du moins n'oublie
Ce qui fut le charme de l'air
Le bonheur d'être et le vin clair
La Seine douce dans son lit

Dis qu'as-tu fait des jours enfuis
De ta jeunesse et de toi-même
De tes mains pleines de poèmes
Qui tremblaient au bout de ta nuit

Ce coeur que l'homme avec lui porte
Ne change pas avec le vent
Nous mettrons demain comme avant
Des coquelicots à nos portes

Les mots que nous avons cueillis
Les voici pour celui qui meurt
Passent les gens et tu demeures
O poète de mon pays

Dis qu'as-tu fait des jours enfuis
De ta jeunesse et de toi-même
De tes mains pleines de poèmes
Qui tremblaient au bout de ta nuit
Par Derik - Communauté : Les amis d'agathe
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Samedi 14 février 2009
Je serai de retour sur les blogs mercredi ou jeudi.
Par Derik
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Jeudi 12 février 2009

Vite, vite un article, pour stopper ce flux de commentaires .Ce ne sera ni comique, ni polémique, ou si peu.

Voilà, dernièrement j'ai regardé un documentaire relatif à la prise des forts belges de Eben Emael, sorte de petite ligne Maginot au nord de Liège.Il s'agissait de la première opération aéroportée de l'histoire, effectuée par surprise à bord de planeurs.Les parachutistes allemands, sans doute la troupe la plus agressive, offensivement et défensivement, de la seconde guerre mondiale avaient mené l'assaut.La reconstitution et les images prises sur le vif, montrent des soldats montant à l'assaut des casemates, armés de bombes à charge creuse, portées au bout d'une perche et lancées carrément par les ouvertures des fortifications, avec approche extrême jusqu'à pouvoir utiliser des grenades et des lance-flammes.En bref, cela ressemblait fort à une opération kamikaze vu la dangerosité de l'emploi des explosifs à charge creuse.Alors voilà où je voulais en venir : je pense que les américains quand ils font la guerre font tout en sorte pour éviter de perdre des soldats.Toutes leurs opérations pour ne parler que de la seconde guerre mondiale ont été précédées d'une "préparation" d'artillerie souvent terrestre, aérienne et navale durant plusieurs semaines y compris sur des théâtres d'opérations restreints(Tarawa,Iwo-jima,Monte Cassino...) à tel point que leurs soldats étaient surpris qu'il y eut malgré tout des survivants pour les "accueillir").Alors donc j'aurais pu les croire quand ils justifièrent Hiroshima et Nagasaki par le souci d'épargner les vie de leurs soldats.Malheureusement l'argumentation est bancale : pourquoi avoir choisi des cibles civiles ? pourquoi avoir envoyé des médecins chargés de constater l'évolution des lésions, et de ne surtout accorder aucune aide aux médicale aux civils japonais blessés ? Enfin je n'oublie pas qu'ils avaient imaginé l'utilisation de l'arme atomique pendant la guerre de Corée et qu'ils l'avaient proposée aux français (qui refusèrent) pendant la guerre d'Indochine.Idem pour l'utilisation de gaz de combat contre les japonais terrés dans leurs grottes et cavernes envisagée puis rejetée par peur des représailles envers les prisonniers alliés aux mains de leur ennemi.
En conclusion, la prise du fort belge par les marines, aurait duré infiniment plus longtemps et sans doute avec peu de pertes de leur côté tandis que du côté allemand elle a été "météorique"...et avec  un bilan en morts et blessés dérisoire.

Par Derik
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Samedi 7 février 2009
Je vous raconte une anecdote au cours de laquelle j'aurais aimé entrer sous terre.Celles et ceux qui auraient des souvenirs analogues peuvent coucher leurs souvenirs sur les commentaires.Rions un peu que diable.
Je suis en 5ème et je dois prendre le bus scolaire qui nous mène des villages environnants, jusqu'à Montauban.J'habite une ferme distante de huit kms du collège.Il est sept heures du matin.Je me suis douché, habillé puis j'ai déjeûné.Pour moi ce repas est sacré : chocolat, pain beurré plus confiture.Je suis d'attaque.Banzaï ! au collège ! je me dirige d'un pas guilleret et je me poste au bord de la nationale pour attendre le bus.Ce dernier ne tarde pas à venir.J'attends que la porte s'ouvre, je monte...pour entendre un énorme éclat de rire collectif (les copains ne comptaient pas parmi les moins hilares): au lieu de m'habiller après la douche, j'avais remis mon pyjama et mes parents ne m'avaient pas vu partir.Bon je suis redescendu et j'ai loupé les cours du matin ce jour là.
A votre tour !
Par Derik
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Vendredi 6 février 2009
J'aime beaucoup le récit de cette expérience que j'avais mis sur ce blog il y a plusieurs mois.Le voici de nouveau,
 il est de Loren Eiseley un anthropologue américain.C'est fascinant.

-" Rencontrer un autre monde n'est pas uniquement un fait imaginaire.Cela peut arriver aux hommes.
Aux animaux aussi.Parfois les frontières glissent ou s'interpénètrent : il suffit d'être là à ce moment.
J'ai vu la chose arriver à un corbeau.Ce corbeau-là est mon voisin.Je ne lui ai jamais fait le moindre
mal, mais il prend soin de se tenir à la cime des arbres, de voler haut et d'éviter l'humanité.Son mon-
-de commence là où ma faible vue s'arrête.Or, un matin, toute notre campagne était plongée dans un
brouillard extraodinairement épais, et je marchais à tâtons vers la gare.Brusquement, à la hauteur de
mes yeux, apparurent deux ailes noires immenses, précédées d'un bec géant, et le tout passa comme
l'éclair en poussant un cri de terreur tel que je souhaite ne plus jamais rien entendre de semblable.
Ce cri me hanta tout l'après-midi.Il m'arriva de scruter mon miroir, me demandant ce que j'avais de si
révoltant...j'ai fini par comprendre.La frontière entre nos deux mondes avait glissé, à cause du brouil-
-lard.Ce corbeau qui croyait voler à son altitude habituelle, avait soudain vu un spectacle bouleversant
contraire pour lui aux lois de la nature.Il avait vu un homme marchant en l'air, au coeur même du mon-
-de des corbeaux.Il avait rencontré une manifestation de l'étrangeté la plus absolue qu'un corbeau
puisse concevoir : un homme volant..."
Pour ce qui me concerne je n'ai jamais vu d'hommes volants, mais des hommes voleurs, si, et bien
sous tous rapports.
Par Derik - Communauté : Les amis d'agathe
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Mercredi 4 février 2009
                                                    Simple rappel d'un fait historique important
                                                            pour les québécois francophones


Souvenirs de lecture et souvenirs du très beau reportage, "Le chemin du Roy", de la télé canadienne diffusé en 1997.
Le 25 juillet 1967, 800 millions de chinois découvrent un mot nouveau, forgé spécialement pour la circonstance par l'agence Chine nouvelle.Ces idéogrammes signifient Québec.Il faut dire que, la veille, une journée folle s'était déroulée , depuis Québec jusqu'à Montréal en passant par Donnacona, Sainte Anne de la Pérade, Trois -Rivières,...Repentigny. Le général de Gaulle allait rendre visite à ses cousins, à priori pour célébrer l'exposition universelle de Montréal.Cela dit, l'existence d'un lobby français favorable aux souverainistes québécois donnait des sueurs froides aux représentants du gouvernement fédéral d'autant plus que le "vieillard querelleur" avait tout bonnement décidé de se rendre au Québec par la voie maritime sur la corvette" le Colbert", ceci pour éviter, au cas de voyage par les airs, de se retrouver dans la zone de l'aéroport qui est sous "juridiction" fédérale.Donc, le président accoste à Québec et là, les autorités canadiennes commettent un impair : il est accueilli par le gouverneur général qui ne parle pas un mot de français.On joue le "God save the queen" en faveur du représentant de la Reine sous les huées de la foule.La Marseillaise est quant à elle entonnée à plein poumons par la foule.De Gaulle prononce un discours très structuré dans lequel il va très loin dans son soutien pour l'émancipation du Québec mais sans un seul slogan.Les sous entendus vont se préciser tout le long de la cavalcade qui mène jusqu'à Montréal où il doit participer à une réception avec des notables.Aucun discours n'est prévu à l'hôtel de ville mais le cours des choses est parfois malicieux, ou, bien intentionné qui vit un technicien de Radio Canada brancher un micro à l'insu du maire Jean Drapeau, farouchement anti indépendantiste, et voilà que le grand escogriffe prend la parole pour dire son immense émotion, pour comparer l'atmosphère de la foule à celle ressentie lors de la libération de Paris, pour s'extasier devant le développement économique de la Belle Province qui la mène vers l'affranchissement et pour finir qui rugit son "Vive le Québec libre" au milieu d' une explosion de joie irréelle, la place de l'hôtel de ville étant envahie par les militants du Rassemblement pour l'indépendance Nationale (le R.I.N) ...la suite est connue qui voit De Gaulle zapper l'escale à Ottawa pour rentrer directement à Paris après un passage à l'expo.A son retour, c'est un déchaînement de critiques qui l'attend de la part de son opposition mais aussi de membres du gouvernement dont Georges Pompidou.Quant à la presse, elle n'est pas en reste, du Monde au Time sans parler des journaux canadiens anglophones pour qui De Gaulle "est une hyène", quelqu'un "avec lequel il est inutile de se livrer à un concours de crachats".Finalement un de ses conseillers lui déclarera qu'avec ce cri (certainement prémédité, contrairement à ce que prétendent certains historiens puisqu'il s'en était ouvert à l'amiral Philippon, et qu'il avait dit par ailleurs que son voyage ferait du bruit et qu'il ne se rendait pas au Québec pour inaugurer les chrysanthèmes), il avait payé la dette de Louis XV.
Il y a eu un avant et un après 24 juillet 1967.Ce sera l'occasion d'un article.

Par Derik
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Vendredi 30 janvier 2009
L'ami Cédric tenait absolument à rendre hommage à Hervé.Il m'a demandé par courriel si je pouvais participer à la mise sur piédestal de l'énergumène.Quoique je sois tourmenté par des rhumatismes aigüs (c'est faux, les bielles sont parfaitement huilées), je veux bien offrir mon obole à l'érection du bonhom...euh du monument dédié au personnage.Alors mon ami Hervé, je te connais depuis quelques mois déjà, (la faute de Mapy comme toujours) et si mes souvenirs sont bons, ton blog fait partie de ceux que je visite tous les jours.La douceur et la fermeté (euphémisme) caractérisent tes emportements contre les chasseurs, aficionados et autres cirques et animaleries.La vigueur de nos révoltes est un point qui nous est commun.Je veux dire ici, que l'ami Hervé est doué d'une immense culture, d'un humour que ne goûteront pas ses adversaires, d'une capacité toute bénédictine (ne tousse pas, après tout je peux très bien faire allusion à la boisson) pour rechercher les faits divers les plus étonnants, les plus révoltants, les plus tragiques, les plus hilarants qui touchent le monde de la chasse et de la tauromachie (ottes).Son blog est connu comme le loup blanc dans le monde des défenseurs de la cause animale et des massacreurs de bestioles.Les premiers l'encensent, les seconds l'insultent et le menacent des pires sévices.Même pas peur le bougre ! il en rajoute dans l'acrimonie et le sarcasme.Je dois vous faire une confidence : la photo d'un toréro, la corne d'un Miura utilisée comme un suppositoire, plisse mes lèvres et découvre mon beau sourire (le taureau s'appelait" l'Espagne"d'ailleurs, d'où l'expression "est-ce l'Espagne en toi qui pousse un peu sa corne").
Mon blog est ludique.Si je l'arrête demain, ça n'aura aucune importance.Celui de Hervé, parmi d'autres, est utile et je lui souhaiterais volontiers longue vie : je préfère penser au jour qu' il n'aura plus aucune raison d'être.
Mon ami Hervé, tu as un paquet de personnes qui éprouvent pour toi les mêmes sentiments que les miens : amitié et reconnaissance.Tu le mérites.Hasta luego hombre !

http://taomugaia.canalblog.com/

La suite de l'article est chez Cédric :

http://www.pasdecouleurpouraimer.blogspot.com/
Par Derik
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Samedi 24 janvier 2009
Les voix se marient et se fondent en un silence nébuleux : un silence qui est l'infini de l'espace ; et vite en silence, l'âme aspirée plane au-dessus de régions de cycles des cycles de générations qui furent.Une région où le gris crépusculaire descend toujours sans jamais tomber sur de vastes pâturages vert amande, versant sa cendre, éparpillant sa perpétuelle rosée d'étoiles.Elle suit sa mère à pas empruntés, une jument qui guide sa pouliche.Fantômes crépusculaires cependant pétris d'une grâce prophétique, svelte, croupe en amphore, col souple et tendineux, douce tête craintive.Ils s'évanouissent, tristes fantômes : plus rien.Agendath est une terre inculte, la demeure de l'orfraie et du myope upupa.Nétaïm la splendide n'est plus.Et sur la route des nuées, ils s'en viennent, tonnerre grondant de la rébellion, les fantômes des bêtes.Houhou ! Héla ! Houhou ! Parallaxe piaffe par derrière et les aiguillonne, les éclairs lancinants de son front sont des scorpions.L'élan et le Yak, les taureaux de Bashan et de Babylone, le mammouth et le mastodonte en rangs serrés s'avancent vers le lacus mortis.Troupe zodiacale de mauvais augure et qui crie vengeance ! ils gémissent en foulant les nuages, cornes et capricornes, trompes et défenses, crinières léonines, andouillers géants, mufles et groins, ceux qui rampent, rongent, ruminent, et les pachydermes, multitude mouvante et mugissante, meurtriers du soleil.
Maintenant que je vous ai fait cadeau de ce passage de Joyce, remerciez-moi en allant sur le blog de mon professeur de 6ème, vous y découvrirez entre autre la véritable histoire des indiens Osages perdus en Occitanie et réconfortés et...la suite chez Mr Drouilhet:            http://www.oklahoccitania.canalblog.com/
Par Derik
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Jeudi 22 janvier 2009
Promis, elle est véridique.En première au lycée Michelet de Montauban, nous avions un professeur de mathématiques que nous aimions bien malgré ou à cause qu'il fut excentrique.Il truffait son cours d'expressions latines et je le vis même un matin d'hiver, conduisant sa 4cv, un casque de motocycliste des années 50 perché (je dis perché, car il était beaucoup trop petit pour le tour de tête) sur le crâne et les joues ceinturées par deux larges sangles de cuir marron et le coup rentré dans les épaules.Le lundi matin à 8 h 30 nous avions maths.J'avais déjà déménagé de Montauban en cours d'année mais je louais un appartement et je rentrais chez moi les weeks-end.Donc, j'étais plutôt fatigué quand commençait ce cours.Bizarrement, une fois sur deux, le professeur voulait m'envoyer au tableau pour les exercices, et moi, chaque fois je lui jouais le manège de la fatigue et patin couffin.Il avait la bonne grâce de ne pas insister jusqu'à ce jour où il me dit d'un ton comminatoire :" ah non ! aujourd'hui vous allez faire l'exercice au tableau".J'allais me lever quand la crapule assise à côté de moi, je parle de Robert vous l'auriez deviné, se tourne vers moi et me glisse doucement : " t'as qu'à lui dire que ta religion t'interdit de travailler le lundi matin"(je me demande encore 33 ans après, ce qui avait bien pu lui passer par l'esprit pour me dire une chose aussi insensée !).Moi, comme un perroquet, je répète au prof la fausse excuse et j'entends celui-ci me répondre d'un air compréhensif :" ah bon !"...et d'envoyer au tableau quelqu'un d'autre.Nous étions suffoqués.Robert ne se souvient pas de cette anecdote, je le précise, mais je vous donne ma parole d'honneur qu'elle est vraie comme est véridique une autre histoire avec le même professeur et que je raconterai un jour.
P.S : j'ai répondu à tous les coms de l'article précédent.
Par Derik - Communauté : Les amis d'agathe
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