Cet historien américain né en 1911 et décédé d'une crise cardiaque en 1973 a écrit l'un des ouvrages les plus passionnants qui soient passés sous mes yeux : Louis
XI. J'ai lu aussi son Richard III .L'auteur s'y livre à une destruction des mythes.Dans notre imaginaire écolier, Louis XI est ce roi cruel qui enferme ses ennemis dans des cages de fer exigües,
ce roi retors et avare, mal habillé, qui eut maille à partir avec Charles le téméraire.En fait il fut le premier monarque à rompre avec la forme de gouvernement féodal, le premier à privilégier
vraiment la diplomatie, le premier à oser s'entourer, par préférence, de bourgeois, le premier à utiliser un service secret et à payer des informateurs de façon régulière.Il reçut le surnom
"d'universelle araîgne" (araîgnée) car il tissait lui aussi des liens dans lesquels ses ennemis se laissaient prendre.Il utilisa la guerre froide contre ses adversaires et les italiens, férus de
diplomatie, affirmaient que le "Roi de France était l'inévitable vainqueur de toute négociation".La vie tumultueuse du roi, depuis son opposition au père, Charles VII, jusqu'à sa mort, en
passant par la ligue des nobles qu'il dut affronter et vaincre à Monthléry, la lutte contre Charles le téméraire et la mort de celui-ci et son bras de fer avec le roi d'angleterre Edouard IV, est
rendue avec un talent remarquable.Son premier "fait d'armes" fut de débarrasser le royaume des écorcheurs (on les appelait ainsi en raison d'un caractère peace and love très affirmé) : pour cela
quoi de mieux que de prendre leur tête et d'aller guerroyer contre les terribles suisses.Ce fut la meurtrière bataille de St Jacques au cours de laquelle les suisses furent exterminés jusqu'au
dernier, mais il n'échappa pas au roi, que malgré une infériorité numérique extrême et contre l'élite des troupes de la guerre de cent ans, les hèlvètes constituaient une force redoutable ce qui
le poussa à obtenir leur alliance ultérieure qui lui servira contre le duc de Bourgogne.Pour "ennuyer" le roi anglais, il suscita quelques incendies à la frontière écossaise et Edouard IV sut
bientôt qu'il devait à son cousin le roi de France ce genre de désagréments qui lui donnaient à s'occuper.Les dernières années et la mort du roi furent une comedia dell arte : il avait une peur
panique de la mort.Il s'entoura de reliques, fit venir un saint ermite d'Italie pour qu'il intercède en sa faveur auprès du ciel, se baigna dans du sang de tortue, convaincu qu'il était d'avoir
attrapé la lèpre (c'était un remède traditionnel contre ce mal).La vie de Louis XI fut pleine de bruit et de fureur.
J'ai dit que j'avais lu aussi Richard III : ici aussi,Kendall va à l'encontre de la légende d'un roi cruel tissée par Shakespeare.Je dirai simplement qu'au cours de la bataille de Bosworth
(guerre des deux roses) entre RichardIII le dernier des Plantagenêts et le futur Henri VII, premier roi de la dynastie des Tudors? louis XI donna un coup de main au second par l'envoi de troupes
prélevées...chez les plus grands criminels qui croupissaient dans les geôles françaises notamment en Normandie et que le chroniqueur Philippe de Commynes (à lire absolument) qualifiait de "gens
les plus méchants du royaume".
Lisez au moins Louis XI , vous ne le regretterez pas c'est comme un roman, c'est mieux qu'un roman, je l'ai lu en 80 et il est encore présent dans ma mémoire, un joyau.
Par Derik
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800 ans de colonisations, de massacres, d' humiliations, de famines organisées, de répressions abjectes, de tortures...voilà ce que les anglais ont fait et font subir au peuple d'Irlande.Après
s'être libéré du joug viking au début du XI ème siècle, l'Irlande allait faire la connaissance pour la première fois de son futur bourreau en la personne du roi HenriII intervenu à la
demande d'un pape...anglais.De ce temps, ce malheureux pays n'allait jamais retrouver une indépendance totale.800 ans ! Henri VIII, Elizabeth 1ère, .Cromwell vont spolier les irlandais de leurs
terres au profit des propriétaires anglais.Les prisonniers et les blessés, des paysans pour la plupart, sont "assommés et tués comme des bêtes"selon le témoignage d'un soldat de l'ignoble
Cromwell (désolé pour ses admirateurs républicains: il y en a).En 1798, une page d'histoire peu connue en France mais célébrée en Irlande, le Directoire envoie une petite armée sous le
commandement du général Humbert aider les insurgés.Le débarquement a lieu à Killala où une stèle commémore cet évènement : malgré de faibles moyens, les franco-irlandais mettent en déroute les
anglais, notamment à la bataille de Castlebar.La "fuite sauvage" de nos amis anglais fait l'objet de célébrations dans certains comtés lors du "jour de Humbert".Cet épisode a fait l'objet d'un
roman de Thomas Flanagan ("l'année des français") en 1979.Finalement une puissante armée anglaise viendra à bout de l'insurrection.Plutôt que d'être pris, le valeureux Wolfe Tone, proscrit,
se tranchera la gorge.J'aimerais que des rues portent son nom.Une belle et pure figure ! Au milieu du XIXème siècle, la famine* fait entre deux et trois millions de morts parmi la
population.Profitant de la guerre, les irlandais se soulèvent en 1916 et les meneurs sont pris et exécutés.La guerre de 1920-21 entraîne l'indépendance de l'Irlande du sud, le nord restant au
mains des voleurs.A partir de 1969, les anglais envoient leur armée en Irlande du nord faire son sale boulot de répression, de massacre de civils ("bloody sunday") avec la participation des
nervis des milices protestantes de ce qu'ils appellent l'Ulster.Le reste est connu, notamment le crime de cette déchetterie à forme humaine qu'est Margaret Thatcher, commis envers Bobby Sands et
ses compagnons de misère.Petite parenthèse : Elle fut surnommée avec complaisance "la dame de fer" mais quand son rejeton, futur trafiquant d'armes, se perdit dans les sables du Paris-Dakar, elle
pleura de chaudes larmes la mégère criminelle.Les résistants irlandais veulent la réunification de l'Irlande mais les colons britanniques s'y opposent de toutes leurs forces : ils n'ont qu'à
aller en Angleterre ces extrémistes, ces dominateurs : tiens comme j'ai l'habitude de le dire, s'il faut affréter un ferry boat pour les rapatrier en Grande Bretagne, je veux bien mettre la main
à la poche.Vive l'Irlande libre et réunie.
Erratum : ma mémoire m'a joué un tour, c'est un million et demi de morts qu'a fait la famine.Merci Hervé.
Par Derik
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Mercredi 31 décembre 2008
10H45, j'arrive devant la FNAC.Cédric peut en témoigner, je n'ai pas hésité en le voyant : je suis allé directement à sa rencontre.J'ai vu quelqu'un à l'allure
juvénile, chaleureux, avec un franc sourire.Un café et une salade plus tard, j'avais l'impression de le connaître depuis toujours.Cependant Môssieur était pressé, môssieur était venu
avec sa fiancée, môssieur ne m'avait pas prévenu, sinon j'aurais pas venu.Allez mon pote Cédric, tu as une bien belle compagne espèce de mafieux, et sympa, et franche, et future(?) belle maman est
sympa aussi!
Tous mes voeux vous accompagent pour un chemin semé de bonheur.Salut mon gars, tu gagnes à être connu.
J'ai rencontré Robert et Cédric, qui veut être le, la prochain(e)sur la liste des rencontres ? Il suffit de m'envoyer un courriel ou de me demander mon numéro de téléphone que je fournirai
obligeamment.
P.S : ma poteAgathe m'a téléphoné.J'imaginais je ne sais pourquoi une voix sévère.Que nenni ! bises...
Par Derik
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Vendredi 26 décembre 2008
La responsable de la bibliothèque du lycée Michelet de Montauban était une dame de goût et passionnée par son métier.En ce lieu,j' ai découvert les grands
auteurs de S.F, le monumental historien belge Henri Pirenne (est-ce en lisant ses livres que Hergé eut l'idée du nom Ottokar ? ), les ouvrages de Georges Gamow...Ce fut en seconde que je lus Don
Quichotte,livre dont les pages ressemblaient à du papier cigarette.
Il y a un épisode fascinant où Cervantès parle d'une seigneurie divisée par une rivière.Sur celle-ci passe un pont.Quatre juges se tiennent près d'une potence.Tout voyageur qui traverse le pont
doit déclarer où il se rend et ce qu'il compte faire.S'il ment il est pendu.Certains prennent le risque, prêtent serment et passent, les juges considérant qu'ils disent la vérité.Un jour, un
visiteur se présente, et répondant à la question traditionnelle, il jure qu'il vient pour être pendu et non pour autre chose.Désarroi des juges : s'ils laissent librement le passage à l'inconnu,
cela voudra dire qu'il a menti et aurait mérité la potence mais s'ils le pendent, ils auront exécuté quelqu'un qui a dit la vérité.Ceci est un paradoxe de même nature que ceux-ci
qu'exceptionnellement j'ai tirés d'internet:
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PARADOXE DE
GALILÉE
§ Une boule de plomb de 10 kg et une de
bois de 1 kg. Laquelle tombe le plus vite?
§ Galilée imagine de relier les deux
boules par une corde. Si la boule de bois tombe moins vite, la corde va se tendre. On obtient une boule de bois lestée par une boule de plomb. L’ensemble pèse 11 kg et doit tomber
encore plus vite que chaque boule prise séparément. Or, l’ensemble ne tombe pas plus vite, une fois la corde tendue.
§ En fait, tous les objets tombent à la même
vitesse, du fait de l’uniformité de l’accélération de la gravitation.
Galilée (1564/1642 -
Italien) a
effectivement fait ces expériences,
mais pas du haut de la tour de
Pise comme l’affirme la
légende.
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Voir expériences amusantes en
physique
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PARADOXE DU MENTEUR
§ Épiménide*, un orateur
crétois aurait
dit:
" Tous les Crétois sont des menteurs ".
et aussi: " je
mens ".
ou
" cette affirmation est fausse "
§ S’il est vrai que cette phrase est fausse,
§ alors elle ne
peut être vraie,
§ et s’il est faux qu’elle soit vraie,
§ alors elle ne
peut être fausse.
§ Le paradoxe est intrinsèque et insoluble. Il
reste sans réponse
· En
fait c’est Euclide, un philosophe grec du IVé avant J.-C. qui l’aurait imaginé.
§ Koyré, philosophe
français,
a montré que la version crétoise
du menteur se résout facilement si on prend en compte conjointement le sens du jugement prononcé
par Épiménide et le fait que c’est lui qui le prononce.
§ La conclusion sera toujours: Épiménide a menti, car, si Épiménide dit la vérité, tous les Crétois sont
menteurs, et lui aussi, or, un menteur ne dit jamais la vérité, donc Épiménide ne dit pas la vérité.
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Voir Solution des paradoxes
-Ý-
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PARADOXE DU BARBIER
§ Sur l’enseigne du
barbier du village, on peut lire:
" Je rase tous les hommes du
village qui ne se rasent pas eux-mêmes, et seulement ceux-là. "
§ Savez-vous qui rase le barbier?
§ S’il se rase lui-même, alors il ne respecte
pas son enseigne:
Il raserait quelqu'un qui se rase lui-même
§ S’il ne se rase pas lui-même, alors son enseigne ment:
De ce fait, il ne raserait
pas tous les hommes du village.
§ Il y a deux ensembles:
Ø celui des hommes qui se rasent eux-mêmes et
Ø celui de ceux qui sont rasés par le barbier.
§ Et le barbier ne peut pas appartenir à l’un d’entre eux.
§ Une solution semble être celle qui nie
l’existence de ce barbier.
Paradoxe exposé par
Bertrand Russel en 1918
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Certains proposent des solutions :
- le barbier ment
- le barbier vient d'un
autre village
- le barbier n’est pas un
homme, mais une femme, un robot, ou un extraterrestre
On aura compris que
- il est possible d’éviter ces
réponses en complétant l’énoncé
- le but de ce paradoxe
est simplement de mettre en évidence le schéma d’une situation paradoxale
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-Ý-
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PARADOXE DU CROCODILE
§ Un crocodile
s’empare d’un bébé et propose à la mère:
" si tu devines ce que je vais
faire, je te rends le bébé, sinon je le dévore. "
- Tu vas le dévorer, s’écrie
la mère.
§ Si le crocodile dévore le bébé,
la mère a bien
deviné et le crocodile doit rendre le bébé!
§ Si le crocodile ne dévore
pas le bébé, la mère s’est trompée et le crocodile doit dévorer le bébé!
§ Il est impossible de sortir de ce
dilemme, car les
prémisses du raisonnement amènent à une conclusion contradictoire logiquement déduite.
§ Lewis Carroll a proposé une solution
pragmatique:
§ Si le crocodile dévore le bébé,
la mère à dit vrai et le crocodile manque à
sa parole.
§ S’il rend le bébé,
la mère s’est trompée et le crocodile manque à sa parole.
§ De toute
manière, l’animal manque à sa parole. Puisqu’il n’a aucun espoir de
satisfaire le sens de
l’honneur, on ne peut douter qu’il agira en accord avec sa nature.
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Par Kired
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