Vendredi 3 juillet 2009

 

 

 

 

 Arcimboldo fait du fantastique avec du très connu : la somme est d'un autre effet que l'addition des parties : on dirait qu'elle en est le reste. Il faut comprendre ces mathématiques bizarres : ce sont des mathématiques de l'analogie, si l'on veut bien se rappeler qu'étymologiquement analogia veut dire proportion : le sens dépend du niveau auquel vous vous placez. Si vous regardez l'image de près, vous ne voyez que des fruits et des légumes ; si vous vous éloignez, vous ne voyez plus qu'un homme à l'œil terrible, au pourpoint côtelé, à la fraise hérissée (l'Été) : l'éloignement, la proximité sont fondateurs de sens. N'est-ce pas là le grand secret de toute sémantique vivante ? Tout vient d'un échelonnement des articulations. Le sens naît d'une combinatoire d'éléments insignifiants (les phonèmes, les lignes) ; mais il ne suffit pas de combiner ces éléments à un premier degré pour épuiser la création du sens : ce qui a été combiné forme des agrégats qui peuvent de nouveau se combiner entre eux, une seconde, une troisième fois. J'imagine qu'un artiste ingénieux pourrait prendre toutes les Têtes Composées d'Arcimboldo, les disposer, les combiner en vue d'un nouvel effet de sens, et, de leur arrangement, faire surgir par exemple un paysage, une ville, une forêt : reculer la perception, c'est engendrer un nouveau sens : pas d’autre principe, peut-être, au défilé historique des formes (agrandir 5 cm2de Cézanne, c’est en quelque sorte "déboucher" sur une toile de Nicolas de Staël), et à celui des sciences humaines (la science historique a changé le sens des événements en les combinant à un autre niveau : les batailles, les traités et les règnes - niveau auquel s'arrêtait l'histoire traditionnelle -, soumis à un recul qui en diminuait le sens, n'ont plus été que les signes d'une nouvelle langue, d'une nouvelle intelligibilité, d'une nouvelle histoire). * En somme, la peinture d’Arcimboldo est mobile : elle dicte au lecteur, par son projet même, l'obligation de s'approcher ou de s'éloigner, lui assurant que dans ce mouvement il ne perdra aucun sens et qu'il restera toujours dans un rapport vivant avec l'image. Pour obtenir des compositions mobiles, Calder articulait librement des volumes ; Arcimboldo obtient un résultat analogue en restant à même la toile : ce n’est pas le support, c’est le sujet humain auquel il est demandé de se déplacer : Ce choix, pour être "amusant" (dans le cas d’Arcimboldo), n’en est pas moins audacieux, ou tout au moins très "moderne", car il implique une relativisation de l'espace du sens : incluant le regard du lecteur dans la structure même de la toile, Arcimboldo passe virtuellement d'une peinture newtonienne, fondée sur la fixité des objets représentés, à un art einsteinien, selon lequel le déplacement de l'observateur fait partie du statut de l'œuvre. * Arcimboldo est animé d'une énergie de déplacement si grande que, lorsqu'il donne plusieurs versions d'une même tête, il produit encore là des changements signifiants : de version en version, la tête prend des sens différents. Nous sommes ici en pleine musique : il y a bien un thème de base (l'Été, l’Automne, Calvin), mais chaque variation est d'un effet différent. Ici l'Homme saisonnier vient de mourir, l'hiver est encore roux d'un automne tout proche ; il est déjà exsangue, mais les paupières, encore gonflées, viennent de se fermer ; là (et si cette seconde version a précédé la première, peu importe), l'Homme-Hiver n'est plus qu'un cadavre avancé, en voie de décomposition ; le visage est crevassé, gris ; à la place de l’œil, même fermé, il n’y a plus qu'une cavité sombre ; la langue est blafarde. De la même façon, il y a deux Printemps (l’un est encore timide, décoloré ; l'autre, plus sanguin, affirme l'été proche) et deux Calvin : le Calvin de Bergame est arrogant, celui de Suède est hideux : on dirait que de Bergame à Stockholm (peu importe s'il s'agit de l'ordre réel de composition), l'horrible figure s'est délabrée, affaissée, engrisaillée ; les yeux, d'abord méchants, deviennent morts, stupides ; le rictus de la bouche s’accentue ; les liasses qui servent de collerette passent du parchemin jauni au papier livide ; l'impression est d’autant plus dégoûtante que cette tête est formée de substances comestibles : elle devient alors, à la lettre, immangeable : le poulet et le poisson tournent au déchet de poubelle, ou pire : ce sont les rebuts d'un mauvais restaurant. Tout se passe comme si, à chaque fois, la tête tremblait entre la vie merveilleuse et la mort horrible. Ces têtes composées sont des têtes qui se décomposent. * Reprenons une fois de plus le procès du sens- car après tout, c'est bien là ce qui intéresse, fascine et inquiète chez Arcimboldo. Les "unités" d'une langue sont là sur la toile ; contrairement aux phonèmes du langage articulé, elles ont déjà un sens : ce sont des choses nommables : des fruits, des fleurs, des branches, des poissons, des gerbes, des livres, des enfants, etc. ; combinées, ces unités produisent un sens unitaire ; mais ce sens second, en fait, se dédouble : d'une part, je lis une tête humaine (lecture suffisante puisque je peux nommer la forme que je perçois, lui faire rejoindre le lexique de ma propre langue, où existe le mot "tête"), mais d’autre part, je lis aussi et en même temps un tout autre sens, qui vient d'une région différente du lexique : "Été", "Hiver", "Automne", "Printemps", "Cuisinier", "Calvin", "Eau", "Feu" ; or, ce sens proprement allégorique, je ne puis le concevoir qu'en me référant au sens des premières unités : ce sont les fruits qui font l'Été, les souches de bois mort qui font l’Hiver, les poissons qui font l'Eau. Voilà donc déjà trois sens dans une même image ; les deux premiers sont, si l'on peut dire, dénotés, car, pour se produire, ils n'impliquent rien d'autre que le travail de ma perception, en tant qu’elle s'articule immédiatement sur un lexique (le sens dénoté d'un mot est le sens donné par le dictionnaire, et le dictionnaire suffit à me faire lire, selon le niveau de ma perception, ici des poissons, là une tête). Tout autre est le troisième sens, le sens allégorique : pour lire ici la tête de l'Été ou de Calvin, il me faut une autre culture que celle du dictionnaire ; il me faut une culture métonymique, qui me fait associer certains fruits (et non d’autres) à l’Eté, ou, plus subtilement encore, la hideur austère d'un visage au puritanisme calviniste ; et dès lors que l’on quitte le dictionnaire des mots pour une table des sens culturels, des associations d'idées, bref pour une encyclopédie des idées reçues, on entre dans le champ infini des connotations. Les connotations d’Arcimboldo sont simples, ce sont des stéréotypes. La connotation, cependant, ouvre un procès du sens ; à partir du sens allégorique, d’autres sens sont possibles, non plus "culturels", ceux-là, mais surgissant des mouvements (attractifs ou répulsifs) du corps. Au-delà de la perception et de la signification (elle-même lexicale ou culturelle), se développe tout un monde de la valeur : devant une tête composée d’Arcimboldo, j'en viens à dire, non seulement : je lis, je devine, je trouve, je comprends, mais aussi : j'aime, je n'aime pas. Le malaise, l'effroi, le rire, le désir entrent dans la fête......


 CE TEXTE EST ENCORE DE ROLAND BARTHES.

 

 
 




Par Derik
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Commentaires

ps de linguistique:
je suis en train de lire Alice au pays du langage de Marina Yaguelo, est- ce que tu connais?
As- tu lu du Henriette Walter? ou du Claude Hagège?
Je n'ai pas lu de Benveniste, de Jakobson ou de Saussure, ces trois premiers cités sont peut être moins barbants d'où ma curiosité en linguistique?
Commentaire n°1 posté par fee des agrumes le 12/08/2009 à 13h49
Non je ne connais pas je t'avoue.Quant à Benveniste, Jackobson, Saussure et j'ajouterai Chomsky, je n'en ai lu que quelques pages, autrement dit rien.J'avoue que je n'ai pas accroché.Et puis, vu la fatigue visuelle que je ressens, j'ai laissé de côté tout ce qui est philo, socio, depuis 83.Quoique le titre "Alice au pays du langage" incite à la lecture.
Réponse de morsli le 12/08/2009 à 19h15
Jolie analyse, mais dommage que ce texte ne soit pas plus aéré. 

J'aime bien entre autres le Vertum et le bibliothéquaire.  J'essaye d'alimenter une catégorie graphisme-peinture, mais il semblerait qu'il intéresse moins que d'autres sujets... mais je suis ravie de voir que je ne suis pas la seule à le faire.
Commentaire n°2 posté par Heyoka le 24/07/2009 à 12h16
Il est surtout trop long ce texte.Je viens de voir votre article : finalement, le bibliothécaire est celui qui m'aurait le plus plu ! je repasserai chez vous (en revanche, je n'aime pas du tout le soutien-gorge...).
Réponse de morsli le 24/07/2009 à 15h37
Je ne prends pas le temps de lire tous les commentaires. pf.
J'accroche sur Jérome Bosch dont je suis une fervente admiratrice depuis fort fort longtemps.
Quant au texte de Roland Barthes il me ramène aux études universitaires. Des lectures non lues en linguistique ( et ce n'est pas faute d'être intéressée par le sujet!!!), les études d'oeuvres en histoire de l'art. Finalement, j'étais plus proche de la philo que de l'étude en elle -même en y songeant.
Mon intelligence et ma réflexion ne sont peut être pas adaptées au système éducatif français... encore moins aux critères de réussite sociale actuels... Pôv fille que je suis 
Commentaire n°3 posté par feedesagrumes le 24/07/2009 à 10h00
Jérôme Bosch est un point commun ! le peu que j'ai lu de la linguistique m'a barbé.Les critères actuels de la réussite sociale ne sont honorables que pour celles et ceux qui ne le sont pas.Merci pour ton com.
Réponse de morsli le 24/07/2009 à 15h25
blablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablabla..............
Commentaire n°4 posté par Véro le 14/07/2009 à 14h23

Réponse valable pour tous tes coms siffleurs chipie.

Réponse de morsli le 14/07/2009 à 22h49
J'ai toujours été fascinée par les illusions optiques et quand elle relèvent de l'art et de créativité comme celles-ci c'est encore plus beau ! Un article bien intéressant.
Commentaire n°5 posté par Mimi le 12/07/2009 à 15h45
Merci ! es-tu revenue en pleine forme ? Je suis content de retrouver un nouveau blog après l'arrêt de celui qui te posait tant de problèmes à cause de OB.Bisous, bisous.
Réponse de morsli le 12/07/2009 à 16h12
Il m'est agréable de penser que le regard du spectateur fait partie de l'oeuvre du créateur.
Je n'avais pas capté le mouvement nécessaire pour bien voir (avancée, recul), je me contentais de retourner les reproductions pour voir les peintures sous un autre angle...
Commentaire n°6 posté par Renard le 12/07/2009 à 13h22
Je suis allé hier sur ton blog ! je te retourne ton compliment pour le tien.J'ai bien vu ton nouvel article : je le commenterai aujourd'hui.Bon dimanche.
Réponse de morsli le 12/07/2009 à 15h37
 Merci Morsli
Dis moi connais-tu  l'éditeur et l'auteur de ce livre,tu peux me le communiquer stp...
Tu penses bien que cela m'interesse...je ne l'ai pas lu....
Bisous
Commentaire n°7 posté par Annette le 10/07/2009 à 15h52
JE CHERCHERAI L'EDITEUR PROMIS ET JE TE DONNERAI LES REFERENCES.L'AUTEUR C'EST TOUT SIMPLEMENT CE MONSIEUR DE POINTIS, MARECHAL DE FRANCE QUI A CONNU D'ARTAGNAN JE CROIS.MON LIVRE EST UNE VIEILLE EDITION EPUISEE DEPUIS LONGTEMPS.IL EST PASSIONNANT CE LIVRE.BISOUS.
Réponse de morsli le 10/07/2009 à 18h38
Bonsoir Morsli

Ton connétable je crois le connaitre,ne s'agirait-il pas d'Anne de Montmorency,(pays de mon enfance et jeunesse)...

Bisous et à demain
Commentaire n°8 posté par Annette le 09/07/2009 à 23h01
Exactement Annette ! je ne sais s'il en eut plusieurs pour porter ce prénom, mais celui dont je parle vivait sous Richelieu et Louis XIII : il faut lire si possible les "mémoires de monsieur de Pointis", c'est un livre passionnant, plus qu'un roman auquel il ressemble d'ailleurs.A un moment, l'auteur parle de ce connétable hyper brutal en souligant que pour signer son courrier, il se faisait apporter un flacon d'encre dans lequel il trempait ses doigts ouverts en forme de griffes avant de "signer" le document.Le secrétaire écrivait la phrase suivante au-dessus du paraphe : " ce, est la signature de Monseigneur" .Délicieux personnage.Bises Annette.
Réponse de morsli le 10/07/2009 à 12h23
(La nuit portant conseil)...
.
Après reflexion,comme je ne suis pas unique avec ce prénom, il se peut que parmi vos amis(es) se soit une autre "annette".

Dommage,Morsli il manque ton analyse pour la marchande de  quatre saisons de Robert.....Se serait très interessant ....

Bonne journée...

Commentaire n°9 posté par Annette le 09/07/2009 à 09h24
Une autre Annette ou un Anne : ne souris pas, ce prénom a été porté par des hommes dans le temps et même par un connétabledu XVIIème hyper brutal.Cette Annette aurait-elle(?) un blog par hasard ? Une analyse pour la marchande de quatre saisons ? Demain alors ! bisous.
Réponse de morsli le 09/07/2009 à 18h55
en plus, à Anette, y 'a un A (majuscule) et sur celui de 19.05 y'a anette avec un a (minuscule) louche non????


bon sinon c'est vrai que les comm de ROb pimentent un peu le tout, mais le Morslito me fait bien rire ou bien réfléchir...
Commentaire n°10 posté par chrissboubou le 09/07/2009 à 01h30
Tu sais que ça me fait rire quand tu m'appelles Morslito ?
Réponse de morsli le 09/07/2009 à 18h35
Suis désolée....Mais sur cette page il y a un farceur,je ne me souviens pas avoir écrit un commentaire à 19 h.05.
Ensuite je n'étais pas devant l'ordinateur mais à la cuisine....
Allez admiront la marchande de quatre-saisons et passons sur ce faussaire...
A bientôt
Commentaire n°11 posté par Annette le 08/07/2009 à 23h13
Mais qui ce peut être Annette ? Vers qui tes soupçons se tournent-ils ? il est malade ce nounours ! Bisous !
Réponse de morsli le 08/07/2009 à 23h20
Dis donc, K. Bottin !
C'est y pas bientôt fini de m'accuser de tous les mots???????
Commentaire n°12 posté par Véro le 08/07/2009 à 22h32
Chris, elle prétend que tu ne lui as rien envoyé, la mangeuse de nutella.
Réponse de K bottin le 08/07/2009 à 23h08
La marchande de quatre-saisons : "Qui veut que je lui tire le portrait ?"

Elle te plait celle-là Annette ?
Commentaire n°13 posté par Robert le 08/07/2009 à 20h45
Je la laisse te répondre Rob !
Réponse de MORSLI le 08/07/2009 à 23h07
C'est vrai... mais il s'agissait de chocolat, si j'ai bonne souvenance.

Allez, je te souhaite une très bonne soirée, en attendant de peut-être un jour nous rencontrer. Bisous.
Commentaire n°14 posté par Quichottine le 08/07/2009 à 20h17
Toi aussi ! à plus Quichottine !
Réponse de MORSLI le 08/07/2009 à 20h32
Pas grave, j'aurai mon chevalier habituel avec moi...
Commentaire n°15 posté par Quichottine le 08/07/2009 à 20h06
Te souviens-tu qu'un jour, je t'avais écrit préférer le gras compagnon ! mon appétit me dirige vers les pansus !
Réponse de morsli le 08/07/2009 à 20h15
C'est pas demain... mais je te préviendrai. :)
Commentaire n°16 posté par Quichottine le 08/07/2009 à 19h54
De acuerdo ! je te préviens cependant, j'ai sombré à nouveau dans le cannibalisme.
Réponse de morsli le 08/07/2009 à 19h59
Flûte ! On aurait pu se voir en vrai !!!!!
Là, je suis verte !!!
Commentaire n°17 posté par Quichottine le 08/07/2009 à 19h38
Dis toi que ce sera pour une autre fois, que ce n'est que partie remise et comme en outre je suis débordé depuis plusieurs semaines, on aurait été obligés de se voir à la va vite.Préviens moi la prochaine fois.Bisous.
Réponse de MORSLI le 08/07/2009 à 19h46
A toulouse... une chaleur à crever !

Mais t'es là-bas toi ?
Commentaire n°18 posté par Quichottine le 08/07/2009 à 19h15
Et tè ! pas dans l'annuaire, mais résident toulousaing quand mêmeuh !
Réponse de morsli le 08/07/2009 à 19h23
Nounoooouuurs...je peux pas ! c'est trop instruit pour moi , des mots que j'ignore ...Nounours ! en plusse j'ai pas autant de temps qu'en emporte le temps ...pfffiou c'est compliqué pour moi - ah que je te dise , la connection a l'air de s'améliorer...pour l'instant mais inch'Allah ! Gros bisous en courant d'air ...et pis j'aime bien Paco Tille (LOL) et tous ces noms bizarres que je trouve sous ta patte oursine
Commentaire n°19 posté par La Bernache le 08/07/2009 à 10h09
Pour les surnoms ma Bernie, c'est madame Véro la responsable ! je vais ressembler au bottin si elle continue son effort .Je t'embrasse toi qui crains degun : au fait, normalement, je devrais écrire craint avec un t, si je respecte l' usage.Cependant, qui est le pronom relatif de toi, donc 2ème personne du singulier, donc, j'écris avec un s et basta.Au pluriel on dirait " je vous embrasse vous qui craignez degun" cqfd.
P.S : ta ! ta ! ta ! tu ne me feras pas croire que c'est trop instruit pour toi. 
Réponse de morsli le 08/07/2009 à 19h15
Commentaire n°20 posté par Véro le 08/07/2009 à 00h56
Remarquable interprétation du tableau de Delacroix, CHIPIE !
Réponse de morsli le 08/07/2009 à 19h07
Merci Annette mais ... amère déception, la composition a été volée sur le Net.

Il y a les tronches de cake que je préfère ...
Amicalement

Commentaire n°21 posté par Robert le 08/07/2009 à 00h49
Je trouve tes commentaires infiniment plus intéressants que les articles de Nounours ! heureusement que tu es là ! merci Robert.
Réponse de annette le 08/07/2009 à 19h05
Moi, je n'aime pas trop... mais c'est sans doute idiot. Je n'ai pas d'expication à ce non-amour.

(Seulement un soupir.)

Mais c'est certainement très bien d'en parler et de citer ainsi Barthes...

Je suis désolée d'être aussi obtuse devant ce peintre et ses tableaux...

Bisous tout plein pour toi en passant.
Commentaire n°22 posté par Quichottine le 07/07/2009 à 21h28
Il n'y a pas de quoi être désolée Quichottine de ne pas l'apprécier.En fait j'étais plutôt parti pour citer Bachelard, mais je n'ai pas retrouvé le livre : ce sera pour une autre fois, le père Gaston étant un vrai poète.Bisous à toi aussi (t'as vu comme il fait chaud à Toulouse ?).
Réponse de morsli le 08/07/2009 à 19h04

 Ooohhhh!

Bien vu Robert

Quelle Oeuvre et inédite....Comme quoi

Mes félicitations

Commentaire n°23 posté par Annette le 07/07/2009 à 10h56
Il se négocie très cher sur le marché de l'art de Rungis ! s'il a le temps, ce dont je ne suis pas sûr, d'autant qu'il s'agit d'un exercice chronophage, tu pourrais tenter Annette de répondre à son questionnaire.
 http://l-effluve-des-mots.over-blog.com/article-21996733.html

 
http://l-effluve-des-mots.over-blog.com/article-22038128.html
Réponse de morsli le 07/07/2009 à 12h07
Comment vas-tu Morsli ???...

Après ton voyage inter planétaire et lunaire

Es-tu revenu sur terre???...

Bisous
Commentaire n°24 posté par Annette le 07/07/2009 à 10h49
Et oui, je suis revenu ! ma pauvre Annette, je suis capable de regarder quelqu'un droit dans les yeux, sans le voir tellement je suis lunatique.Je te fais de grosses bises !
Réponse de morsli le 07/07/2009 à 11h45
Des pooooommes, des poioioioioires .... et des ..... scoubidous, bidous, ah !
Commentaire n°25 posté par Robert le 07/07/2009 à 10h49
je devrais l'archiver celui-la mon cher Rob ! tu nous reviens en pleine forme après tes problèmes de FAI !
Robert Arcimboldo est le magicien des palpitations subtiles.La tomate juchée sur le haut est le symbole de l'indécision : un Guillaume Tell hispanisé en quelque sorte; il tatônne entre incohérence et contradiction.La tomate est l'instrument discordant d'une discordance.La pomme de terre rose indique clairement l'homosexualité refoulée de l'auteurson emplacement est tout, sauf le fait du hasard.Le radis rose, symbole phallique par excellence, tranché avec autorité est le signe de l'autocastration.En définitive, la pluralité du moi, est clairement indiquée par la variété potagère à laquelle l'artiste a eu recours.Enfin, n'oublions pas l'élément essentiel, caché aux yeux des profanes, je veux parler du "socle" : mythe de l'éternel retour des anciens Lansdowne Road, Murrayfield, Arms' Park, Twickenham...quand l'herbe était verte et les rebonds capricieux.
Extraits du livre " Symbolisme et signification dans l'oeuvre de Robert Arcimboldo" de Roland Barthes. 
Réponse de morsli le 07/07/2009 à 11h42
merci de tes visites mon ami.
je te souhaite une bonne semaine
Commentaire n°26 posté par trublion le 07/07/2009 à 10h36
Merci pour les tiennes (mes articles sont très loin d'être quotidiens) et passe une bonne semaine toi aussi.
Réponse de morsli le 07/07/2009 à 11h13
Arcimboldo m'avait dit :

" Pénéloop,
Si vous posez pour moi,
votre teint de pêche fera merveille..."

Moi, j'avais répondu :
" Je vais tout de suite demander à maman
elle est derrière
elle ramasse les petits pois... "

Pénéloop
 
Commentaire n°27 posté par Pénéloop le 07/07/2009 à 00h15
Elle a de la chance ta maman ! est-ce qu'elle voudrait par hasard participer à la lutte pour sauvegarde le petit pois, lancée par Marievhttp://sur-les-chemins.over-blog.com/ ?
Pénéloop m'a envoyé de Quichottine en l'orée des peut-être avec une escale chez Joachim du Bellay. 
Réponse de morsli le 07/07/2009 à 11h12
Le désir entre dans la fête
Le ver est dans le fruit
L'hiver est lové dans l'été...
Ad'a
 
Commentaire n°28 posté par Ad'a le 07/07/2009 à 00h11
Et c'est tout ! comme dirait une kayakiste humoriste: j'en ris encore quand j'y pense mon pauvre Alain !
Réponse de morsli le 07/07/2009 à 11h05
Oh pitainggggg....
j'me suis accrochée,  j'ai essayé de comprendre, j'ai lu calmement jusqu'au bout, j'ai louché sur quelques trucs, comme le calvinisme que je trouve quand même un tant soit peu tortueux ce rapprochement mais bon, bof, j'suis loin d'être ni érudite ni coupeuse de poil en 4, ni, ni, .... bref, je n'ai retenu qu'un truc c'est qu'en prenant du recul on a une autre vision de la même scène, et ce principe ne s'applique pas seulement a ce que voit notre oeil....
Et ça, boudiou, y'a pas besoin de s'appeler Barthes pour l'avoir compris, warffff
Commentaire n°29 posté par ptitbouchon0 le 06/07/2009 à 22h00
Houla ! on ne m'y reprendra plus à copier des textes aussi longs.Quand je le revois, il me fait peur ! désolé je n'ai pas trouvé les tableaux relatifs à Calvin (qui était un salaud cela dit aussi intolérant que ceux à qui il reprochait leur intolérance).Bonne soirée Petitbouchon !
Réponse de morsli le 06/07/2009 à 22h27
Si tu vois sur ton blog ce que je vois dans la partie Texte libre...tu vas te dire que décidément rien n'est clair sur le Net - chez moi ça continue de cacater - exemple : je déconnecte complètement et je trouve 5 pages d'ouverture de Mozilla 7 ...pas étonnant - l'adsl canalblog bloque en permanence - Xiti machin-chouette refuse d'avancer et ne donne pas les images - donc, état stationnaire ...dans le néant du Web - je n'ai pu t'écrire , demain peut-être ? je t'embrasse bien nôtre Nounours - il fait bien trop chaud pour que je m'énerve - là ton texte est trop long pour moi, pardonne , les illustrations sont belles - m'enfin , je fais ce que je peux  ;-)
Commentaire n°30 posté par La Bernache le 06/07/2009 à 18h25
C'est ma faute Bernie pour ce qui concerne le texte libre ! j'ai voulu faire le malin et mettre la bannière que Véro m'avait gentiment réalisée il y a plusieurs mois de cela : résultat à la hauteur de ma nullité !
Tu sais  qu'il te faut demander à ton opérateur de te faire cadeau de la prochaine mensualité en tant que geste commercial pour tous ces désagréments.Bisous du soir ma Bernie et garde ton calme. 
Réponse de morsli le 06/07/2009 à 21h07
Oui comment ça ?? ....Explique-nous Morsli
Bisous
Commentaire n°31 posté par Annette le 06/07/2009 à 10h07
Ma chère Annette, je te laisse lire ce que j'ai répondu à Chris ! j'ai un trou de mémoire, je te jure que c'est vrai, je ne suis même plus sûr de ce à quoi j'ai fait allusion.Je suis vraiment allé sur la lune...moi ! bisous, bisous.
Réponse de morsli le 06/07/2009 à 12h08
comment ça "comme pour la photo de CHrisboubou", Morsli??????????
Commentaire n°32 posté par chrissboubou le 05/07/2009 à 23h53
Crois moi ou pas Boubou, je ne me souviens plus de ce que j'ai voulu dire : il me semble que c'était une allusion à l'auberge espagnole dont j'ai parlé au début des coms : c'est vrai ma photo par toi, c'est un peu une auberge espagnole.
Réponse de morsli le 06/07/2009 à 12h05
Salut Morsli! J'espère que tu vas bien. Je me souviens de ces tableaux, il me semble que l'on m'en avait parlé quand j'étais au lycée...
Il fait une chaleur étouffante certains jours... J'ai pu me baigner dans un lac avec mes frères et soeurs aujourd'hui, ça a fait trop du bien!! Passes une bonne semaine, bisous.
Commentaire n°33 posté par ~ Audrey ~ le 05/07/2009 à 19h12
Coucou Audrey ! je crois que je n'ai pas eu de chance au lycée avec certains profs peu intéressant.
Je veux bien te croire pour le bien-être occasionné par la baignade vu la chaleur !
Bonne semaine toi aussi et bises à toi. 
Réponse de morsli le 05/07/2009 à 19h21
Oui,je dis être d'accord avec Chris

Mais ce que tu écris felix est tellement juste...C'est l'émotion ...

J'avais oublié ...
Commentaire n°34 posté par Annette le 05/07/2009 à 15h33
C'est comme pour les "photos" de Chrisboubou !bisous.
Réponse de morsli le 05/07/2009 à 18h14
Concernant ce que dit Chris , de ce que l'on met dans une creation , quelle qu'elle soit , au moment où on la fait, je suis d'accord a 200 % . 

J'ai compris tres tard le pourquoi de certaines creations, et l'artiste n'est pas proprietaire des interpretations faites par les amateurs ou specialistes qui décortiquent analysent etc ... l'objet , ou le poeme ou la peinture fini(e)( s).

L'acte de création dépasse celui qui fait cette création , et chacun peut y voir ce qu'il veux ensuite .

L'important c'est de transmettre l'EMOTION . 
Commentaire n°35 posté par felix le 05/07/2009 à 14h12
Chris ! tout le monde t'accorde l'approbatur ! tu vois, Félix, j'ai parlé d'auberge espagnole justement.
Réponse de morsli le 05/07/2009 à 18h13

Comme je suis d'accord avec le commentaire de Chris

Dans une analyse d'oeuvre je suis toujours surprise par le regard de la personne qui fait ce travail...Parfois avec leurs propres fantasmes....

Il serait bon parfois d'avoir les écrits du peintre avec son ressenti...

Car souvent devant la toile il y a l'angoisse,souvent la vie,le hazard,le jeu qui vont mèner au chemin final...

Devant cette toile

Le peintre à quoi pensait-il ....Nul ne le sait ...lui seul est le maître de sa pensée à ce moment là et le guide dans son excecution...

Commentaire n°36 posté par Annette le 05/07/2009 à 12h37
Bonjour Annette ! l'écueil est d'entrechoquer, voire de substituer les regards du peintre et de l'analyste.
Réponse de morsli le 05/07/2009 à 18h11
Tout ça, ça me rappelle ma 1ère, quand une prof un peu décalée, tentait d'éclairer des lycéens volontairement hermétiques (j'étais dans un lycée en Sologne !) à l'approche des oeuvres d'art et notamment de celles d'Arcimboldo.
J'avais adoré, quant à moi. Les cours de cette prof étaient très éloignés de ce texte de Barthes mais on devinait chez elle l'envie d'expliquer l'oeuvre en faisant comme si on était dans la peau de l'artiste.
Commentaire n°37 posté par TAOMUGAIA le 05/07/2009 à 11h20
Tu as eu de la chance, parce que moi, ni en seconde ni en première, je n'ai eu de profs décalé(e)s.Tu as dit Sologne ? Quelle belle région ça pourrait être pour les animaux !
Réponse de morsli le 05/07/2009 à 11h41
BBBBEEUUUUUoooouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !

Je suis pas d'accord ! ...pour disséquer la peinture comme ça !!!!!!!!!!!!!!!

Ce fut certainement d'abord tout un jeu  de virtuosisme auxquel , bien sur s'ajoutèrent vite les symboles , tellement évidents .....qui devint vite une série et connut le succès par son étrangeté ...

Je ne pense pas un seul instant que le peintre prétendit aller aussi loin dans la complication mentale ....

( vue attentivement la vidéo de Félix )

Merde ...je suis peintre ....souvent , je fais des trucs que je sais meme pas pourquoi ni ce que je voulais dire exactement ...
Un an après , moi - meme peux y voir n'importe quoi , ça dépend de l'humeur ....figurons - nous les autres !

BBBBBEEEEUUUUUUUoooouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu h  !!!!!!!!!!!!!!!!!!
Commentaire n°38 posté par Chris le 05/07/2009 à 06h42
MDR ! Chris ! il en va de même pour la dissection de certaines oeuvres littéraires.Est-ce qu'il importe ceci dit de savoir si l'auteur(e) est conscient ou pas de tout cela.Faudrait lire les livres d'artistes théoriciens de l'art, Klee par exemple pour se faire une idée peut-être." L' île des morts " de Böecklin par exemple se suffit en tant qu'oeuvre, mais peut supporter une analyse dans le même temps.
Réponse de morsli le 05/07/2009 à 10h18
Mapy: comment ça on s'est foutu de vous????? meuh non voyons....!!!!!
Commentaire n°39 posté par chrissboubou le 05/07/2009 à 00h58
Ben oui, explique-toi Mapy !
Réponse de morsli le 05/07/2009 à 01h08
Mais c'est quoi ce bins dans les liens???? c'est pas de l'ordre alhabétique, ça! C'est pire qu'avant, je ne retrouve plus mes potes.......

Sabotache!!!!
Commentaire n°40 posté par Véro le 04/07/2009 à 23h53
Qu'est-ce qu'il y a encore mon adjudant ? Que se passe-t-il ? Une vision divine, de dos, aurait-elle troublé ton entendement ?
Réponse de morsli le 04/07/2009 à 23h59
Mais heu...no entiendo... je croyais que tu ne t'intéressais pas à l'art....
Commentaire n°41 posté par Véro le 04/07/2009 à 23h45
Je suis nul techniquement, nuance ! historiquement, j'ai des connaissances ! que te semble-t-il du cadeau artistique offert par Boubou ? Cela en jette hein :
Réponse de morsli le 04/07/2009 à 23h55
Bein mon vieux !!!!!!!!!!!!

Impressionnant ce texte , ses adjectifs extremement suggestifs et son tourment plus encore que les portraits d'Arcimboldo ....que , perso , je lis comme un très particulier virtuosisme de la peinture .....

Parfaitement compris , pourtant , le dédale impressionnant de l'explication ...mais bon .
Disons que Arcimboldo reste unique ....dans son genre ...
Commentaire n°42 posté par Chris le 04/07/2009 à 22h28
Dès que je retrouve le livre de Bachelard, je t'enverrai le texte promis : il t'intéressera énormément et je pèse mes mots.
Réponse de morsli le 04/07/2009 à 23h37
Pour une fois et parce que j'avais le temps, j'ai lu, sans pitié pour ma pauvre tête ! Mais comme je ne veux pas mourir idiote, je me suis documentée sur ces tableaux que je trouve extraordinaires ! On peut y voir tant de choses...En résumé, je suis contente : de l'artiste, de BARTHES et...de moi ! et de mon après-midi passé au musée sans me déranger ! Merci donc à vous !
Commentaire n°43 posté par Geneviève le 04/07/2009 à 18h48
Avec plaisir Geneviève ! une fois le texte copié-collé, j'ai eu un recul : c'est trop long ! mais le texte que j'avais prévu à l'origine, je ne l'avais pas retrouvé.Bon week-end Geneviève.
Réponse de morsli le 04/07/2009 à 19h04
Salut Morsli,

je viens de voir le lien déposé par Félix ! Je n'ai jamais été attirée par les oeuvres d'ARCIMBOLDO, mais après explications on comprend mieux toute la complexité et la recherche présentes dans ce qu'il créait.
Bisous
a+
PS : pour la photo vous vous êtes bien foutu de nous hein !!!!! Chris me l'a envoyée aujourd'hui !!!!!
Commentaire n°44 posté par mapy le 04/07/2009 à 15h03
Félix, il possède un flair pour débusquer des trouvailles, je ne te dis pas ! j'ai bien apprécié ces 5mns d'explication et d'histoire.Alors qu'en penses-tu de la photo ?
Réponse de morsli le 04/07/2009 à 16h09
Ton article est fort intéressant, il m'a permis d'analyser un peu Arcimboldo qui, je dois l'avouer, n'est pas mon artiste préféré. Par contre, en extrapolant ton analyse, je comprends mieux pourquoi j'ai commencé à avoir les larmes aux yeux devant "L'enterrement" de Dlacroix à ma troisième visite. Eclairage, recul, état psychologique, vues différentes de la même oeuvre m'ont rendu sensible à ce tableau. Que va-t-il se passer à ma quatrième vision ? En définitive, ton article me donne envie de me rendre à nouveau au Louvre.
Commentaire n°45 posté par Lucien Aymard le 04/07/2009 à 14h39

Dommage qu'il n'aie pas connu le rugby ! je me souviens pour ma part du dictateur panaméen Noriega surnommé face d'ananas par son peuple : Arcimboldo aurait vu sa tache facilitée.
 Il y a des oeuvres dont on découvre les dimensions au fur et à mesure de leur vue ou audition.Bon week-end.

Réponse de MORSLI le 04/07/2009 à 16h06
La Phénoménologie de la percetion est une planète à découvrir dans tous les sens. Ses dessus et sens dessous...
Commentaire n°46 posté par Armide le 04/07/2009 à 13h31
Bonjour Armide ! la phénoménologie, ça me ramène loin, loin dans le passé et mes souvenirs sont bien faiblards.Est-ce que Pistol a apprécié le morceau de musique ?
Réponse de morsli le 04/07/2009 à 15h59
et bien moi qui le découvre , je suis sidéré qu'il puisse faire l'objet d'une telle analyse.
Ma foi , dorénavant , je verrais toute oeuvre sous un jour nouveau , sachant que mon analyse ne sera pas forcément celle du voisin !
Merci.
bonne fin de semaine mon ami
Commentaire n°47 posté par trublion le 04/07/2009 à 10h37
Bonjour Pierre ! c'est pour cela que j'ai parlé d'auberge espagnole dans un précédent com ! bonne fin de semaine à toi aussi et à tes proches !
Réponse de morsli le 04/07/2009 à 11h18
C'est bien du Barthes, bonne analyse mais assez hermetique .
OK avec Polly sur l'approche par le sensible .
Personnellement j'accroche pas sur la peinture mais suis admiratif de la technique .
Pour une explication academique d'Archiboldo suivre le lien :

http://www.dailymotion.com/video/x311fl_le-peintre-arcimboldo 

bonne journee à tous 
Commentaire n°48 posté par felix le 04/07/2009 à 09h21
J'ai attendu de visionner ce lien avant de te répondre : 5 mns de pédagogie intelligente et instructive (ah la corbeille de fruits à l'envers et à l'endroit !) (et cette épée avec son manche de corail, étonnante !).Je te remercie pour ce lien et je conseille à tout le monde d'y jeter un oeil (ça dure 5mn35, ce n'est pas long).
Bonne fin de semaine. 
Réponse de morsli le 04/07/2009 à 11h29

Bonjour,

C’est dans une si juste analyse que l’on perçoit les différents degrés de compréhension.

C’est dans cette analyse que l’on prend conscience de l’extrême complexité de l’esprit humain.

C’est ce texte, dans cette peinture que l’on touche du doigt toute la difficulté de reproduire tous ces niveaux de sens. Mais d’ailleurs, peut-on tous les reproduire ?

Tenter de reproduire le génie de la pensée, de la vision, de la perception… Tenter, seulement… Mais déjà quels chefs d’œuvre !

Merci pour cette traduction de mécanismes si difficile à décomposer.

Amitiés. Loic

Commentaire n°49 posté par loic le 04/07/2009 à 08h46
Merci Loïc ! la photo des champs de blé sous un ciel oppressant que tu as publiée chez toi, vaut tous les tableaux du monde ! amitié pour toi aussi et bon week-end !
Réponse de morsli le 04/07/2009 à 11h17
ola! Morsli, voilà un Barthes qui n'en finit pas de sémiologiquer, qu'est-ce qu'il m'a embêtée sur les bancs de la fac! on ne parlait que de lui en linguisitque (et de Saussure bien sûr).
J'aime bien ce que j'ai lu, mais est-il besoin d'en faire tout un discours de ce que l'emotion nous propose quand on regarde un tableau quel qu'il soit.
 C'est le côté cérébral qui m'agace, tout ramener à de l'intelligible et non pas du sensible.
Les hommes ont tant perdu du sensible qu'ils sont toujours à trouver du sens -des signes-, alors que le peintre, lui, donne ses tripes et on reçoit ou non avec les siennes. Ce qui revient à dire que ça résonne ou non en nous, et c'est bien plus important que de savoir qu'Arcimboldo voit le calvinisme comme une putréfaction.
Moi je reçois ses toiles en pleine gueule.

bisous bisous mon danseur préféré.
Commentaire n°50 posté par polly le 04/07/2009 à 07h51
Bonjour Polly ! c' était son dada la linguistique à l'ami Roland ! personnellement, je trouve cette science imbuvable ( j'ai lu un peu, très peu, Chomsky, Jacobson,Hjelmslev...j'ai décroché et quand quelque chose ne m'accroche pas, je n'insiste pas).Tu as raison, il y a des oeuvres que l'on reçoit en pleine figure et qui n'auraient pas besoin d'être disséquées (exception faite pour le jardin des délices de Bosch dont je serais curieux de lire une étude psychanalytique ou autre, parce qu'élaborée au 15ème siècle, une oeuvre pareille "interpelle".
Bisous à ma partenaire de tango et de cha cha cha préférée itou !
Réponse de morsli le 04/07/2009 à 11h13

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